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Prime senior et 13e mois de retraite : ce qui existe vraiment

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Prime senior et 13e mois de retraite : ce qui existe vraiment

Aucun régime de retraite français ne verse de treizième mois : ni la pension de base, ni la retraite complémentaire Agirc-Arrco, ni la prime senior promise par le gouvernement, toujours à l’état de projet. Plusieurs compléments réels existent en revanche, majoration pour enfants, minimum contributif, ASPA, indemnité de départ versée par l’employeur. Et pour qui a vécu ou vit encore en Espagne ou au Portugal, la confusion tient aussi à un fait bien réel là-bas : ces régimes paient effectivement leur pension en quatorze fois, sans équivalent français.

Ce qu’il faut retenir

  • Ni la pension de base ni l’Agirc-Arrco ne versent de treizième mois : les deux sont payées chaque mois.
  • La prime senior reste une proposition non votée, sans montant ni date d’entrée en vigueur.
  • Le vrai treizième mois qui existe est celui du salaire, jamais celui d’une pension.
  • À l’Agirc-Arrco, la majoration pour 3 enfants est plafonnée à 2 367,48 € par an et n’est pas automatique.
  • Le minimum contributif porte la petite retraite jusqu’à 903,93 € par mois, l’ASPA jusqu’à 1 043,59 €.
  • L’Espagne et le Portugal versent réellement leur pension quatorze fois par an, contrairement à la France.
  • Une pension étrangère se déclare en France pour son montant annuel total, quel que soit son nombre de versements.

Sommaire

Existe-t-il un 13e mois de pension de retraite en France ?

Non. Ni la pension de base ni la retraite complémentaire Agirc-Arrco ne connaissent de treizième mois. Les deux sont payées chaque mois, sans exception saisonnière. Le régime de base règle la pension aux alentours du 9 de chaque mois, pour le mois précédent ; l’Agirc-Arrco verse le premier jour ouvré du mois, celui-ci, sans décalage.

La différence entre les deux calendriers ne change rien au fond : personne ne touche un virement de plus en décembre, ni en été. Pour les très petites retraites complémentaires, en dessous d’un certain nombre de points, l’Agirc-Arrco peut regrouper les versements par trimestre, par an, ou régler le tout en une fois sous forme de capital. Ce rythme dérogatoire ne change rien au montant perçu sur l’année, seulement à la fréquence des virements, réservé aux dossiers modestes. Avant 2014, l’Arrco réglait d’ailleurs une bonne partie des retraites par trimestre, et le passage au mensuel a laissé une trace : d’où la croyance tenace qu’un rattrapage trimestriel finirait par revenir.

Le 13e mois de salaire, la prime de Noël et les revalorisations exceptionnelles : ce qu’on confond avec une pension

Le vrai treizième mois existe, mais il concerne le salaire, jamais la pension. C’est un usage d’entreprise ou une clause de convention collective qui verse un mois de rémunération supplémentaire à certains salariés en fin d’année. Rien à voir avec un régime de retraite : quand ce salarié part à la retraite, ce complément disparaît avec le bulletin de paie.

La prime de Noël, une aide de fin d’année sous condition de ressources alimente aussi la confusion. Elle vise les bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AER. Un titulaire de l’ASPA n’y a pas droit à ce seul titre ; il faudrait qu’il perçoive en plus le RSA ou l’ASS pour y prétendre, et ce serait alors au titre de ce minimum social, jamais de sa retraite. La revalorisation annuelle des pensions, elle, suit l’inflation en application de l’article L.161-25 du code de la sécurité sociale, +0,9 % au 1er janvier 2026 par exemple. C’est un taux qui s’applique à toutes les pensions sans distinction, jamais un bonus versé à certains. Une revalorisation dite exceptionnelle, plus généreuse que l’inflation, resterait un choix du législateur inscrit dans une loi de financement, jamais un geste automatique de fin d’année.

La prime senior annoncée par le gouvernement existe-t-elle vraiment ?

Pas encore. La prime senior est une proposition portée par François Bayrou, débattue depuis 2025, qui permettrait de cumuler un salaire et une fraction de pension pour les actifs ayant atteint l’âge légal sans avoir liquidé leurs droits. Aucun texte de loi ne l’a instaurée : ni son montant, ni sa date d’entrée en vigueur ne sont fixés.

Le principe esquissé : rester en activité au-delà de l’âge légal tout en touchant déjà une part de sa future retraite. La cible évoquée, ce sont les actifs qui ont validé tous leurs trimestres, carrières longues comprises. Le sort des fonctionnaires n’a même pas été tranché. Sur le papier, c’est une piste de réflexion ; en pratique, aucun texte ne l’a encore traduite en droit, et je ne commente pas une mesure qui n’existe pas dans un texte publié.

Il ne faut pas la confondre avec le cumul emploi-retraite, la règle qui autorise un retraité ayant déjà liquidé sa pension à reprendre une activité. Celui-là existe, et depuis la réforme de 2023, il peut ouvrir de nouveaux droits à retraite. Les montants de « prime senior » qui circulent dans la presse ne reposent sur rien de publié.

MesureStatutPublic viséCe qu’elle permet
Prime seniorProposition non votéeActifs n’ayant pas encore liquidé leur pensionCumuler salaire et une fraction de pension (non défini)
Cumul emploi-retraiteEn vigueurRetraités ayant déjà liquidé leur pensionReprendre une activité, avec de nouveaux droits depuis 2023

Les compléments de retraite qui existent réellement aujourd’hui

Plusieurs compléments sont bien versés, eux. La majoration pour 3 enfants augmente la pension de base et l’Agirc-Arrco. Le minimum contributif relève les petites retraites contributives. L’ASPA garantit un revenu minimum sous condition de ressources. L’employeur verse une indemnité de départ. Les caisses proposent enfin une action sociale ponctuelle.

Les compléments contributifs, attachés à votre carrière, tombent automatiquement : c’est le cas du minimum contributif et de la majoration du régime de base. Les aides sous condition de ressources relèvent d’une autre logique, celle de la solidarité, et se demandent pièces à l’appui : la majoration Agirc-Arrco, l’ASPA, l’action sociale et l’indemnité de départ en font partie.

ComplémentMontant de référenceCondition principaleOrganisme
Majoration 3 enfants (base)+10 % de la pension3 enfants nés ou élevésAssurance retraite
Majoration 3 enfants (Agirc-Arrco)10 %, plafond 2 367,48 € par an3 enfants, droits depuis 2019Agirc-Arrco
Minimum contributifjusqu’à 903,93 € par moisfaible pension contributive, taux pleinAssurance retraite
ASPAjusqu’à 1 043,59 € par mois (personne seule)ressources faibles, résidence en FranceCaisse de retraite
Indemnité de départ à la retraitede un demi à deux mois de salairedépart volontaire, anciennetéEmployeur

Comment la majoration pour 3 enfants augmente-t-elle votre pension ?

Avoir eu ou élevé au moins 3 enfants majore la pension de base de 10 %, à titre définitif. À l’Agirc-Arrco, la majoration est de 10 % sur les droits acquis depuis 2019, plafonnée à 2 367,48 € par an. Elle n’y est pas automatique : il faut fournir les justificatifs au moment de la demande.

Au régime de base, la règle est nette : trois enfants et plus, nés ou élevés pendant au moins neuf ans avant leur seizième anniversaire, et la pension personnelle grimpe de 10 %, sans plafond, à titre définitif. Chaque enfant peut aussi valoir jusqu’à 8 trimestres de majoration de durée d’assurance, quatre pour la maternité ou l’adoption, quatre pour l’éducation.

À l’Agirc-Arrco, la majoration pour enfants nés ou élevés et celle pour enfant à charge ne se cumulent jamais : seule la plus favorable est versée. La première vaut 10 % sur les droits depuis 2019 et reste définitive. La seconde vaut 5 % par enfant, mais elle est temporaire, le temps que l’enfant reste à charge. La situation des enfants s’apprécie au départ en retraite : un enfant né après la liquidation n’ouvre aucun droit.

À l’Agirc-Arrco, rien ne tombe tout seul : tout se joue sur la preuve. Réunissez les justificatifs des enfants qui n’apparaissent pas sur votre livret de famille, documents fiscaux, certificats de scolarité, attestations de la CAF. On vous les demandera, à la lettre.

RégimeTaux pour 3 enfants et plusPlafondCaractère
Régime de base+10 % de la pensionnon plafonnéedéfinitive
Agirc-Arrco (nés ou élevés)10 % sur droits depuis 20192 367,48 € par andéfinitive
Agirc-Arrco (enfant à charge)5 % par enfantselon droitstemporaire

Minimum contributif ou ASPA : que touchez-vous si votre pension est faible ?

Le minimum contributif et l’ASPA n’obéissent pas à la même logique, même s’ils visent tous deux les faibles retraites : l’un est acquis par la carrière cotisée, l’autre se demande sous condition de ressources. Le minimum contributif porte la pension de base jusqu’à 756,29 € par mois, ou 903,93 € par mois avec au moins 120 trimestres cotisés, sans dépasser 1 410,89 € tous régimes confondus. L’ASPA garantit un revenu de 1 043,59 € par mois pour une personne seule, sous condition de ressources et de résidence en France.

Le minimum contributif, le mécanisme qui relève la pension de base d’un retraité au taux plein ayant peu cotisé s’applique automatiquement, sans démarche. Revalorisé de 1,18 % au 1er janvier 2026, il connaît un garde-fou : l’ensemble de vos pensions, françaises et étrangères, de base et complémentaires, ne peut pas dépasser 1 410,89 € par mois grâce à lui. Il n’est pas récupérable sur la succession.

L’ASPA, un revenu minimum sous condition de ressources et de résidence en France, versé par la caisse de retraite relève d’une autre logique : une prestation de solidarité, non un droit cotisé. Elle atteint 1 043,59 € par mois pour une personne seule et 1 620,18 € pour un couple en 2026, à partir de 65 ans (62 ans en cas d’inaptitude). Elle suppose une résidence stable en France et reste récupérable sur la succession au-delà d’un seuil d’actif net.

Ce plafond de 1 410,89 € porte sur vos pensions, jamais sur l’ensemble de vos revenus : une rente locative ou un capital ne l’entament pas. Vous pouvez vérifier les montants sur la page dédiée de Service-Public.

MécanismeMontant mensuel 2026ConditionRécupérable sur succession
Minimum contributif de base756,29 €pension contributive, taux pleinnon
Minimum contributif majoré903,93 €au moins 120 trimestres cotisésnon
ASPA personne seule1 043,59 €ressources faibles, résidence en Franceoui, au-delà d’un seuil
ASPA couple1 620,18 €ressources faibles, résidence en Franceoui, au-delà d’un seuil

La vraie prime de départ à la retraite est due par l’employeur

Oui, si vous partez volontairement à la retraite depuis une entreprise. Le salarié a droit à une indemnité dont le barème légal minimal va d’un demi-mois de salaire après 10 ans à deux mois après 30 ans d’ancienneté. C’est l’employeur qui paie cette somme, pas la caisse de retraite.

Voilà la vraie « prime » que beaucoup attendent des caisses, alors qu’elle vient du contrat de travail. Elle repose sur l’article L.1237-9 du code du travail pour le droit lui-même, et sur l’article D.1237-1 pour le barème plancher. Le salaire de référence retenu est le plus avantageux entre le douzième des douze derniers mois et le tiers des trois derniers.

Le taux de l’indemnité de départ en retraite prévue à l’article L. 1237-9 est au moins égal à : 1° Un demi-mois de salaire après dix ans d’ancienneté ; 2° Un mois de salaire après quinze ans d’ancienneté ; 3° Un mois et demi de salaire après vingt ans d’ancienneté ; 4° Deux mois de salaire après trente ans d’ancienneté.

Si c’est vous qui décidez de partir, ce barème s’applique ; si c’est l’employeur qui vous met à la retraite, vous relevez de l’indemnité de licenciement, souvent plus élevée. Une convention collective peut aussi prévoir mieux que le minimum légal, lisez le texte applicable à votre branche avant de signer votre solde de tout compte. Le détail figure sur Légifrance.

Ancienneté dans l’entrepriseIndemnité minimale légale
10 ansun demi-mois de salaire
15 ansun mois de salaire
20 ansun mois et demi de salaire
30 ansdeux mois de salaire

Une pension étrangère à 13e ou 14e mois change-t-elle la donne pour un expatrié ?

Oui, mais seulement pour la pension qui vient de ce pays-là. L’Espagne et le Portugal versent réellement leur retraite quatorze fois par an : douze mensualités ordinaires, plus deux paiements supplémentaires, en juin et en novembre pour l’Espagne, en juillet et en décembre pour le Portugal. Une pension française, elle, reste mensuelle, où que vous viviez.

Je connais un retraité portugais, dans mon quartier, qui touche sa pension nationale en quatorze fois, un supplément en juillet pour les vacances, un autre en décembre pour Noël. Le régime portugais fonctionne ainsi pour tous ses pensionnés, et le régime espagnol de la même manière avec ses deux « pagas extraordinarias ». Rien de comparable n’existe côté français, ni pour la pension de base, ni pour l’Agirc-Arrco.

La confusion vient souvent d’une carrière mixte ou d’un couple binational. Si vous avez travaillé une partie de votre vie en Espagne ou au Portugal, la fraction de retraite due par ce pays suit son propre calendrier, à quatorze versements, pendant que votre pension française continue d’arriver chaque mois, sans plus. Les deux flux ne se mélangent pas : chaque régime paie selon ses propres règles.

Pension étrangère et fiscalité française : ce qui compte au retour comme à l’installation

Le nombre de versements ne change rien à votre déclaration française. Qu’une pension espagnole ou portugaise arrive en douze, treize ou quatorze fois, c’est le montant annuel total qui compte : vous le reportez sur le formulaire 2047, en euros, une fois l’année écoulée.

Tout dépend de la convention fiscale bilatérale applicable à votre pension. Si elle ouvre droit à un crédit d’impôt égal à l’impôt français, vous la déclarez lignes 1AL à 1DL, la France l’impose comme un revenu français puis neutralise l’impôt par ce crédit. Sinon, elle se déclare lignes 1AM à 1DM. La distinction n’a rien d’anecdotique, elle détermine si la France ou le pays d’origine de la pension garde le dernier mot sur l’imposition. Lisez la convention avec le pays concerné, ou faites-la lire par un avocat fiscaliste si le montant en jeu le justifie. Les cases exactes à utiliser figurent sur la page dédiée d’impots.gouv.fr.

Une fois le total annuel intégré à votre revenu imposable, le même abattement de 10 % s’applique qu’à une pension française, dans la limite d’un plancher de 454 € par pensionné et d’un plafond de 4 439 € par foyer fiscal pour les revenus 2025, en application de l’article 158 du code général des impôts.

Et si le mouvement se fait dans l’autre sens, celui d’un retraité installé en France qui part s’établir en Espagne ou au Portugal, sa pension française continue d’arriver chaque mois : le calendrier local à quatorze versements ne s’applique qu’aux pensions payées par ces pays, jamais à celle de la Carsat ou de l’Agirc-Arrco.

Les compléments français à l’épreuve de l’expatriation

Les compléments contributifs voyagent avec vous : la majoration pour enfants et le minimum contributif suivent vos droits cotisés, où que vous résidiez. L’ASPA, elle, suppose une résidence en France d’au moins 9 mois par an et s’arrête si vous vous installez durablement ailleurs.

La majoration pour enfants et le minimum contributif sont attachés à ce que vous avez cotisé, ils vous suivent, que vous viviez près de Lyon ou en Algarve. Le plafond d’écrêtement du minimum contributif tient tout de même compte de vos pensions étrangères, celle d’Espagne ou de Portugal comprise si vous en touchez une. L’ASPA, verrouillée par sa condition de résidence, s’arrête net dès qu’un départ devient durable.

Reste une démarche à ne pas manquer pour continuer à percevoir sa retraite depuis l’étranger : un document attestant que vous êtes toujours en vie, à faire authentifier par les autorités locales et à renvoyer sous un délai de deux mois après réception de la demande, faute de quoi la caisse suspend les versements. L’action sociale de l’Agirc-Arrco, l’aide à domicile momentanée notamment, s’organise en France : elle ne suit pas un retraité installé au soleil.

Questions fréquentes

Les retraités touchent-ils un treizième mois en France ?

Non. La pension de base et la retraite complémentaire Agirc-Arrco sont versées chaque mois, sans exception. Le régime de base paie autour du 9 du mois pour le mois précédent, l’Agirc-Arrco le premier jour ouvré, à l’avance. Aucun des deux ne connaît de treizième mois ni de prime de fin d’année.

La prime senior est-elle entrée en vigueur ?

Non. C’est une proposition débattue depuis 2025, permettant de cumuler salaire et une fraction de pension pour des actifs n’ayant pas liquidé leurs droits. Aucun texte de loi ne l’a instaurée, et ni son montant ni sa date d’application ne sont fixés. Le cumul emploi-retraite, lui, existe déjà pour les personnes ayant déjà liquidé leur pension.

Le treizième mois de salaire donne-t-il droit à un treizième mois de retraite ?

Non. Le treizième mois de salaire dépend d’une convention collective ou d’un usage d’entreprise, et disparaît au départ à la retraite. Aucun régime de retraite français, de base ou complémentaire, ne reprend ce mécanisme.

Un retraité à l’ASPA reçoit-il la prime de Noël ?

Non. La prime de Noël vise les bénéficiaires du RSA, de l’ASS ou de l’AER. L’ASPA n’y ouvre pas droit à elle seule. Un retraité qui percevrait en plus le RSA ou l’ASS pourrait y prétendre, mais au titre de ce minimum social, non de sa retraite.

Une pension espagnole ou portugaise à quatorze mensualités augmente-t-elle ce que je reçois de France ?

Non. Chaque régime suit ses propres règles. L’Espagne et le Portugal versent réellement leur pension quatorze fois par an, mais cela ne concerne que la part de retraite due par ces pays. Une pension française reste mensuelle, quel que soit le pays de résidence.

Comment déclarer en France une pension étrangère payée treize ou quatorze fois par an ?

Par son montant annuel total, sur le formulaire 2047, quel que soit le nombre de versements reçus à l’étranger. Selon la convention fiscale applicable, elle se déclare lignes 1AL à 1DL ou 1AM à 1DM, puis bénéficie du même abattement de 10 % qu’une pension française.

Qui verse la prime de départ à la retraite ?

L’employeur, calculée sur l’ancienneté dans l’entreprise. En cas de départ volontaire, l’indemnité minimale légale va d’un demi-mois de salaire après 10 ans d’ancienneté à deux mois après 30 ans (article D.1237-1 du code du travail). Une convention collective peut prévoir un montant plus élevé.

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