Visa Thaïlande, TDAC, e-visa : prix & mode d’emploi
Depuis le 15 juillet 2024, les titulaires d’un passeport français bénéficient d’une exemption de visa de 60 jours pour la Thaïlande, prolongeable de 30 jours, mesure qui couvre 93 pays mais qui fait l’objet d’un réexamen officiel depuis octobre 2025. Une dizaine de catégories de visas ordinaires couvrent les autres cas de figure : TR (tourisme), O (court séjour, famille, retraite courte), OA (retraite 1 an), OX (retraite 5 ans), B (affaires, travail, enseignant), ED (études, stage, école internationale), DTV (Destination Thailand Visa pour remote workers et Thai Soft Power depuis juillet 2024), auxquels s’ajoutent les régimes LTR et Thailand Privilege pour les profils spécifiques. Ce guide reprend les règles applicables en 2026, sources officielles thaievisa.go.th, tdac.immigration.go.th, ambassade de France à Bangkok et BOFiP à l’appui.
Ce qu’il faut retenir
- L’exemption de visa 60 jours couvre les passeports ordinaires français depuis le 15 juillet 2024, prolongeable de 30 jours au bureau d’immigration, avec limite de 2 extensions par année civile depuis le 13 novembre 2025.
- La TDAC (Thailand Digital Arrival Card) est obligatoire depuis le 1er mai 2025 pour tous les voyageurs étrangers. Délai 72 heures avant arrivée sur tdac.immigration.go.th, démarche gratuite.
- Au-delà de 90 jours ou pour un autre motif, un e-visa est obligatoire, demande en ligne sur thaievisa.go.th puis validation par l’ambassade royale de Thaïlande.
- Le visa tourisme TR couvre 60 jours prolongeables 30 jours (90 jours au total) ou 60 jours par entrée sur 6 mois en multi-entrées. Tarif 35 EUR.
- Le visa retraite O (+50 ans) couvre 3 mois. Le OA couvre 1 an multi-entrées renouvelable. Le OX couvre 5 ans renouvelables (10 ans maximum).
- Le visa affaires B couvre 90 jours simple entrée. Le visa travail B exige un work permit obtenu par l’employeur thaïlandais avant la demande.
- Le Destination Thailand Visa (DTV), lancé en juillet 2024, est un visa 5 ans multi-entrées de 180 jours par séjour prolongeables 180 jours (360 jours par entrée). Exigence 500 000 THB d’épargne.
- La convention fiscale franco-thaïlandaise du 27 décembre 1974 prévoit l’imposition des pensions françaises en France (article 18). Un communiqué officiel de l’ambassade de France du 19 février 2026 confirme leur exonération en Thaïlande via l’article 23.
- Depuis le 1er janvier 2024, les résidents fiscaux thaïlandais (plus de 180 jours par an) doivent déclarer les revenus étrangers transférés sur compte thaï, avec mécanisme de crédit d’impôt ou exonération conventionnelle.
- La règle des 20 000 THB en espèces à l’arrivée (540 EUR par personne, 40 000 THB par famille) est appliquée avec rigueur depuis 2026.
Sommaire
- Quel visa choisir pour aller en Thaïlande selon votre profil ?
- Qu’est-ce que l’exemption de visa 60 jours pour la Thaïlande ?
- Qu’est-ce que la TDAC, carte d’arrivée numérique obligatoire en Thaïlande ?
- Comment obtenir un e-visa tourisme TR pour la Thaïlande ?
- Visa affaires B : pour quelles missions professionnelles en Thaïlande ?
- Comment obtenir le visa retraite O de 3 mois en Thaïlande ?
- Qu’est-ce que le visa retraite OA de 1 an en Thaïlande ?
- Qu’est-ce que le visa très long séjour OX de 5 ans ?
- Visa O famille : comment rejoindre un conjoint ou un parent thaïlandais ?
- Visa études ED : comment étudier ou faire un stage en Thaïlande ?
- Qu’est-ce que le Destination Thailand Visa (DTV) ?
- Les alternatives premium : visa LTR et Thailand Privilege
- Comment votre pension française est-elle imposée si vous vivez en Thaïlande ?
- Quelle assurance santé prévoir pour la Thaïlande ?
- Quelles sont les obligations et sanctions post-arrivée en Thaïlande ?
- Questions fréquentes sur les visas pour la Thaïlande
Quel visa choisir pour aller en Thaïlande selon votre profil ?
Pour un séjour de 60 jours maximum avec motif touristique, de visite familiale ou d’affaires courtes, l’exemption de visa suffit jusqu’à nouvel ordre. Au-delà, un e-visa est obligatoire. Le choix dépend du motif : TR pour le tourisme long, B pour les affaires et le travail, O/OA/OX pour la retraite (50 ans et plus), ED pour les études, DTV pour le télétravail et les activités Thai Soft Power.
Pour s’y retrouver sans s’emmêler dans la dizaine de codes thaïlandais, le plus simple reste de partir de trois éléments : la durée, le motif et l’âge. Voici un tableau d’aiguillage pour pointer directement le visa qui correspond au projet.
| Durée et motif | Profil | Visa recommandé |
|---|---|---|
| Moins de 60 jours, tourisme ou visite | Vacances, repérage | Exemption de visa |
| 60 à 90 jours, tourisme prolongé | Voyage long, circuit complet | Exemption + extension 30 jours |
| Plus de 90 jours, tourisme | Voyageur cherchant plus de souplesse | Visa TR simple entrée |
| Allers-retours touristiques sur 6 mois | Voyageur régional Asie du Sud-Est | Visa TR multi-entrées TR(M) |
| Affaires, moins de 90 jours | Mission commerciale, négociation | Visa B simple entrée |
| Travail salarié en Thaïlande | Expatrié avec contrat local | Visa B travail avec work permit |
| Études universitaires, stages | Étudiant en cursus complet | Visa ED |
| Retraité 50 ans et plus, séjour test 3 mois | Préparation à l’installation | Visa O court séjour |
| Retraité 50 ans et plus, installation 1 an | Retraité français avec pension moyenne | Visa OA |
| Retraité 50 ans et plus, installation longue | Retraité avec capital disponible | Visa OX (5 ans renouvelables) |
| Conjoint français d’un citoyen thaïlandais | Couple mixte France-Thaïlande | Visa O famille |
| Télétravailleur pour employeur étranger | Salarié à distance, freelance | Visa DTV Workation |
| Participant à Muay Thai, cuisine, soins | Retraité actif, curiste | Visa DTV Thai Soft Power |
| Revenus passifs supérieurs à 80 000 USD | Retraité fortuné | Visa LTR Wealthy Pensioner |
| Budget élevé, simplicité maximale | Investisseur, profil VIP | Thailand Privilege (Elite) |
Principe de base à garder en tête : tout visa thaïlandais est lié à un motif déclaré et à un profil. La plupart des visas sont désormais des e-visas, avec dossier en ligne sur thaievisa.go.th et validation par l’ambassade royale de Thaïlande en France. Le visa sur passeport traditionnel a été progressivement remplacé, sauf cas particuliers.
Les tarifs consulaires vont de 35 EUR (TR simple) à 350 EUR (OX, DTV), auxquels s’ajoutent les frais d’agence éventuels (100 à 300 EUR). Les délais de traitement tournent autour de 30 jours ouvrés pour la plupart des visas. Et la TDAC s’ajoute systématiquement à tout visa ou exemption, gratuite, à remplir dans les 72 heures avant l’arrivée.
Règle importante pour les retraités en particulier : un changement de visa en cours de séjour (par exemple TR vers OA) exige souvent une sortie du territoire et une nouvelle demande à l’étranger. Seule la conversion d’un O court séjour en extension 1 an (logique OA) peut se faire sur place, sous conditions. Dans la vraie vie, j’ai vu des cas où des retraités sont entrés sous exemption en pensant basculer facilement vers l’OA, et se sont retrouvés obligés de refaire un aller-retour à Kuala Lumpur ou Vientiane.
Qu’est-ce que l’exemption de visa 60 jours pour la Thaïlande ?
Depuis le 15 juillet 2024, les titulaires d’un passeport ordinaire français peuvent entrer en Thaïlande sans visa pour un séjour de 60 jours, prolongeable de 30 jours au bureau d’immigration thaïlandais (total 90 jours). La mesure couvre 93 pays mais fait l’objet d’un réexamen officiel depuis octobre 2025. Depuis le 13 novembre 2025, l’extension est limitée à deux fois par année civile.
Qui bénéficie de l’exemption
93 pays et territoires sont concernés par l’extension de juillet 2024 : France, Belgique, Suisse, Luxembourg, Monaco, Canada, les 27 États de l’Union européenne, États-Unis, Royaume-Uni, la plupart des pays asiatiques (Japon, Corée du Sud, Chine, Inde, Indonésie, Malaisie, Singapour, Vietnam, Philippines), plusieurs pays d’Amérique latine et du Moyen-Orient.
Seuls les porteurs de passeports ordinaires sont concernés. Les passeports diplomatiques ou de service relèvent d’accords bilatéraux spécifiques. Cinq motifs sont couverts : tourisme, visite familiale, affaires de courte durée (réunions, négociations), échanges. Interdits : travail rémunéré, études formelles au-delà d’une courte durée.
La durée et la prolongation
Tampon d’entrée à 60 jours par arrivée, air ou terre. Extension de 30 jours possible au bureau d’immigration local avant expiration du tampon. Coût : 1 900 THB, soit environ 52 EUR. Formulaire TM.7, photo, passeport, preuve d’hébergement.
Depuis le 13 novembre 2025 : limite de 2 extensions par année civile. La première extension donne 30 jours, la seconde seulement 7 jours. Règle voulue par le Bureau de l’Immigration pour lutter contre les abus des « border runs » systématiques. Les entrées par voie terrestre ne peuvent plus être étendues, règle confirmée en 2026.
Les limites d’entrées répétées
Pas de plafond officiel d’entrées annuelles, mais la pratique évolue. Depuis novembre 2025, les officiers d’immigration peuvent refuser l’entrée aux voyageurs qui utilisent l’exemption plus de 2 fois par année civile sans « motif justifiable ».
Les passeports qui montrent des allers-retours systématiques sont particulièrement scrutés. Pour les retraités qui faisaient des allers-retours Thaïlande-Laos ou Thaïlande-Cambodge toutes les 8 semaines, cette pratique devient risquée en 2026. J’ai vu des cas où des voyageurs ont été refoulés à Don Mueang pour cette raison précise.
Conditions techniques et contrôles à l’arrivée
Les conditions matérielles sont classiques : passeport valide au moins 6 mois à la date d’entrée, 1 page vierge minimum, billet de continuation (retour ou vers un pays tiers) confirmé avec date dans les 60 jours (ou 90 jours si extension prévue), preuve d’hébergement pour les premières nuits.
Règle des 20 000 THB en espèces : depuis 2026, les officiers exigent de manière plus systématique 20 000 THB par personne ou 40 000 THB par famille en espèces ou monnaie forte équivalente (euros, dollars). Un relevé bancaire ne suffit pas. À appliquer à la lettre si les contrôles se durcissent dans votre aéroport d’arrivée.
Le réexamen officiel de l’exemption 60 jours
Le Département des affaires consulaires thaïlandais a officiellement lancé une consultation le 24 octobre 2025 pour réviser l’exemption 60 jours. Hypothèse majoritaire selon les reports de VisasNews et autres sources : retour à 30 jours sans toucher à la liste des pays éligibles.
Motivations affichées : lutter contre le travail clandestin, les abus de border run, les activités commerciales informelles sous visa touriste. Le 10 février 2026, le Cabinet thaïlandais a formellement reconnu le sujet et nommé un comité de révision de la politique des visas. Pour le moment, aucune date d’application n’est fixée. L’exemption 60 jours reste valide en 2026, avec préavis attendu avant toute modification.
Cas concret. Un couple de retraités français veut passer 70 jours à Phuket en décembre-février. Solution : entrée sous exemption (60 jours), extension au bureau d’immigration de Phuket à 1 900 THB par personne pour les 10 jours restants. Total budget visa : 3 800 THB, soit environ 105 EUR pour deux. TDAC à remplir avant le vol. En revanche, pour 120 jours prévus, la situation se complique : impossible de rester au-delà de 90 jours sous exemption, basculement nécessaire vers un TR ou un projet de OA si le profil retraité est éligible.
Qu’est-ce que la TDAC, carte d’arrivée numérique obligatoire en Thaïlande ?
Depuis le 1er mai 2025, tous les voyageurs étrangers entrant en Thaïlande par air, terre ou mer doivent remplir en ligne la Thailand Digital Arrival Card (TDAC). Portail officiel tdac.immigration.go.th, démarche gratuite, remplissage obligatoire dans les 72 heures précédant l’arrivée. La TDAC remplace l’ancien formulaire papier TM6 et coexiste avec le visa ou l’exemption.
La TDAC en pratique
Carte d’arrivée numérique mise en place par le Bureau de l’Immigration thaïlandais, entrée en vigueur le 1er mai 2025. Elle remplace le formulaire TM6 papier, supprimé progressivement. Elle s’ajoute au visa ou à l’exemption, sans les remplacer : un voyageur avec TDAC mais sans visa valide ou exemption applicable ne peut pas entrer en Thaïlande.
Portail officiel unique : tdac.immigration.go.th, site multilingue (anglais, chinois, japonais, coréen, russe). Démarche gratuite.
Quand et comment remplir la TDAC
Remplissage obligatoire dans les 72 heures précédant l’arrivée. Informations à renseigner : identité complète, numéro de passeport, nationalité, date de naissance, détails du vol, motif du séjour, adresse d’hébergement en Thaïlande (hôtel ou hôte privé), déclaration sanitaire.
Temps moyen de remplissage : 10 à 15 minutes. Confirmation par QR code à l’écran et par e-mail. QR code à présenter à l’immigration avec le passeport. Possibilité de remplissage en groupe jusqu’à 10 voyageurs par soumission, utile pour les familles.
Qui est exempté de TDAC
- Passagers en transit ne passant pas par l’immigration (airside uniquement).
- Membres d’équipage des compagnies aériennes et maritimes.
- Titulaires du Border Pass, régime spécifique aux frontières avec les pays voisins.
En cas d’oubli ou de problème
À l’arrivée, des kiosques self-service et wifi sont disponibles aux principaux aéroports internationaux : Suvarnabhumi, Don Mueang, Phuket, Chiang Mai, Hat Yai. Un formulaire TM6 papier transitoire reste disponible en dépannage. Erreur dans la soumission : possibilité de soumettre une nouvelle TDAC, la plus récente valide prévaut.
Attention aux sites imitateurs
De nombreux sites intermédiaires facturent la TDAC entre 15 et 55 USD. Le portail officiel est gratuit. Mentions pour identifier le site correct : domaine tdac.immigration.go.th, pas de frais, e-mail de confirmation gouvernemental. L’ambassade royale de Thaïlande à Paris rappelle qu’elle ne sponsorise aucun site payant pour la TDAC.
Cas pratique pour les retraités sous OA ou OX
La TDAC est exigée à chaque entrée, y compris pour les titulaires de visas longue durée. Un retraité qui rentre d’un séjour en France doit refaire sa TDAC avant chaque retour. Le visa OA ou OX ne dispense pas. Dans la vraie vie, c’est 10 minutes sur le téléphone la veille du vol, rien de compliqué, mais à ne pas oublier.
Comment obtenir un e-visa tourisme TR pour la Thaïlande ?
Le visa tourisme TR est un e-visa simple entrée de 60 jours prolongeables de 30 jours sur place (total 90 jours), avec une validité du visa de 90 jours. Le TR(M) multi-entrées offre 60 jours par entrée sur 6 mois. Demande en ligne sur thaievisa.go.th. Tarifs consulaires : 35 EUR pour TR simple, 175 EUR pour TR(M). Délai 30 jours ouvrés.
Cas où le TR reste nécessaire
L’exemption 60 jours couvre l’essentiel des besoins touristiques pour un Français. Le TR garde sa pertinence dans quatre situations : séjour touristique de plus de 90 jours (hors exemption et extensions), voyageur étranger non éligible à l’exemption 60 jours, Français ayant déjà utilisé 2 extensions sous exemption dans l’année civile, voyageurs prévoyant des allers-retours multiples avec besoin d’un TR(M) plutôt qu’une exemption.
Le TR simple entrée
Durée de séjour : 60 jours à entrée unique, prolongeable de 30 jours sur place auprès du bureau d’immigration pour 1 900 THB. Validité : 90 jours après délivrance pour entrer en Thaïlande.
Frais consulaires : 35 EUR. Frais agence : 90 à 130 EUR. Total tout compris avec agence : 125 à 165 EUR. Délai de traitement : 30 jours ouvrés.
Le TR simple est souvent conseillé pour les voyageurs de moins de 50 ans qui prévoient un séjour de 75 à 90 jours, alternative plus stable à l’exemption 60 jours suivie d’une extension.
Le TR(M) multi-entrées
Durée de séjour : 60 jours par entrée, non prolongeables. Validité : 6 mois à entrées multiples. Frais consulaires : 175 EUR. Frais agence : 90 à 100 EUR. Total tout compris : 250 à 275 EUR.
Indiqué pour les voyageurs qui font 2 ou 3 allers-retours dans les 6 mois : Thaïlande-Laos, Thaïlande-Cambodge, Thaïlande-Vietnam. Pour un retraité qui partage sa vie entre Bangkok et Singapour par exemple, le TR(M) évite les refus d’entrée sous exemption répétée.
Conditions et documents
- Passeport valide au moins 6 mois à compter de l’entrée, 1 page vierge minimum, haute résolution numérisée.
- Photo d’identité récente (moins de 6 mois), fond blanc, différente de la photo du passeport, qualité photomaton et pas un selfie.
- Billet aller-retour détaillé avec données PNR ou numéro de billet électronique.
- Hébergement : réservation hôtelière directe, ou lettre d’invitation d’un propriétaire en Thaïlande avec pièce d’identité.
- Justificatif de ressources : 3 derniers relevés bancaires avec solde créditeur d’au moins 700 EUR par mois, ou bulletins de salaire/pension de 700 EUR, ou attestation bancaire de moins de 30 jours.
- Justificatif de domicile en France récent.
La procédure en ligne
Création d’un compte sur thaievisa.go.th, téléchargement des documents numérisés en haute résolution, paiement en ligne des frais consulaires. Délai de traitement annoncé 30 jours ouvrés, en pratique 2 à 4 semaines selon l’ambassade traitant le dossier. L’e-visa est délivré par e-mail, à imprimer et conserver. Pas de tampon sur passeport avant l’arrivée.
Visa affaires B : pour quelles missions professionnelles en Thaïlande ?
Le visa B (Non-Immigrant B) couvre trois profils distincts en Thaïlande : affaires (réunions, missions courtes), travail salarié avec work permit obtenu par l’employeur thaïlandais, enseignement dans un établissement reconnu. Durée 90 jours simple entrée, validité 90 jours. Tarif consulaire 70 EUR, frais agence 190 EUR environ. Délai 30 jours ouvrés.
Visa B affaires et mission professionnelle
Pour qui : chefs d’entreprise, commerciaux, consultants en mission courte, participants à des foires et événements professionnels. Activités couvertes : réunions d’affaires, négociations, signature de contrats, audits, formations courtes. Interdit : exercer une activité rémunérée en Thaïlande sans work permit.
Documents spécifiques : lettre d’invitation de l’entreprise thaïlandaise signée et cachetée, registre du commerce thaï récent. Justificatif de ressources renforcé : 1 000 EUR par mois pour simple entrée, 4 000 EUR pour multi-entrées. Multi-entrées : jusqu’à 1 an de validité, à demander expressément dans la lettre d’invitation.
Visa B travail
Pour qui : salariés étrangers d’une entreprise thaïlandaise ou d’une succursale de groupe étranger, avec contrat local. Prérequis obligatoire : work permit (permis de travail) obtenu en amont par l’employeur thaïlandais auprès du Ministry of Labour (formulaire WP32) ou du Board of Investment (BOI) pour les entreprises éligibles.
Le visa B travail est une entrée unique, à convertir en permis de séjour dans les 90 jours suivant l’arrivée, auprès du Bureau de l’Immigration. Justificatifs : 1 000 EUR minimum par mois sur 3 derniers mois. Renouvellement annuel via l’employeur.
Visa B enseignant
Pour qui : enseignants recrutés par des écoles ou universités thaïlandaises. Le nom du demandeur doit figurer sur la liste des enseignants autorisés transmise par le Ministère thaïlandais des Affaires étrangères à l’ambassade.
Documents spécifiques : lettre d’approbation du Ministère de l’Éducation thaïlandais, lettre d’embauche de l’établissement, casier judiciaire vierge récent de moins de 3 mois. Justificatifs de ressources : 1 000 EUR par mois sur 3 derniers mois.
Tarifs et délais 2026
Frais consulaires : 70 EUR. Frais agence : 190 EUR environ, soit un total de 260 EUR tout compris. Délai 30 jours ouvrés. À l’arrivée, les visas B travail et enseignant exigent une conversion en permis de séjour au bureau d’immigration local dans les 90 jours, avec production du work permit.
La fiscalité d’un travailleur sous visa B
Au-delà de 180 jours de présence annuelle, la résidence fiscale thaïlandaise est déclenchée. Les revenus de travail en Thaïlande sont imposables selon le barème thaïlandais (0% à 35%). Les revenus étrangers transférés en Thaïlande sont également imposables depuis la réforme du 1er janvier 2024, sous réserve de l’application des conventions fiscales. Voir le H2 fiscalité pour le détail.
Rappel sur l’exemption
L’exemption 60 jours couvre déjà le motif « affaires courtes » pour un Français. Pour un déplacement d’affaires de moins de 60 jours, le visa B n’est pas nécessaire, sauf si des entrées multiples sont prévues dans l’année ou si le projet structurant justifie un visa formel. Bon, alors, beaucoup d’entreprises demandent encore un visa B par réflexe, alors que leurs cadres pourraient voyager sous exemption.
Comment obtenir le visa retraite O de 3 mois en Thaïlande ?
Le visa Non-Immigrant O court séjour est accessible aux Français de 50 ans et plus pour un séjour de 90 jours simple entrée, validité 90 jours. Frais consulaires 70 EUR, frais agence 98 EUR. Justificatif de ressources : 2 000 EUR de pension mensuelle ou 24 000 EUR sur relevés bancaires. Prolongation 1 an possible sur place, sous conditions.
Pour qui est conçu le visa O
Retraités français âgés de 50 ans et plus, pour un séjour test, un séjour saisonnier ou une préparation à l’installation. Le visa O ne permet pas de travailler ni de percevoir un revenu local en Thaïlande.
C’est souvent la première étape pour un retraité qui hésite entre un séjour long et une installation définitive : permet de tester 3 mois sans s’engager sur le OA ou le OX. Dans la vraie vie, j’ai vu des cas où des couples ont utilisé cette formule pour tester 3 hivers successifs avant de basculer en OA.
Conditions et documents
- Passeport valide au moins 6 mois à compter de l’entrée.
- Photo d’identité récente, fond blanc, aux normes thaïlandaises.
- Justificatif de ressources : 3 dernières attestations de paiement retraite d’au moins 2 000 EUR par mois, OU 3 derniers bulletins de salaire (2 000 EUR minimum), OU 3 derniers relevés bancaires avec solde créditeur d’au moins 24 000 EUR (48 000 EUR pour un compte joint).
- Justificatif de domicile en France récent.
La conversion 1 an sur place : le point peu connu
Un visa O court séjour peut être converti en extension d’un an au bureau d’immigration thaïlandais, sous réserve de remplir les critères financiers du OA : 800 000 THB sur compte thaï ou 65 000 THB de revenu mensuel.
Avantage : évite le dossier complet OA à monter depuis la France (casier judiciaire, certificat médical, assurance long stay). Le retraité entre en Thaïlande sous O, ouvre un compte bancaire thaïlandais avec son passeport et le visa O, transfère les fonds, puis convertit sur place.
Procédure : présentation au bureau d’immigration 30 jours avant expiration du visa O avec le dossier « Retirement ». Frais 1 900 THB pour l’extension. Règle à la lettre : les 800 000 THB doivent être sur compte thaïlandais depuis au moins 2 mois au moment de la demande d’extension.
Cas concret. Un retraité français de 62 ans veut tester 3 mois à Chiang Mai avant de s’installer. Solution : visa O court séjour depuis la France, entrée en Thaïlande, ouverture de compte BBL avec son passeport et le visa O, transfert progressif de 28 000 EUR (environ 1,1 million THB). Au bout de 2 mois, conversion possible en extension retraite 1 an. Économie : un dossier OA complet fait depuis la France. Budget total estimé : 168 EUR pour le visa O + 1 900 THB pour l’extension + frais d’ouverture de compte.
Limites à connaître
Interdit de travailler ou de percevoir un revenu local, strictement appliqué. Une sortie du territoire pendant le visa O simple entrée annule le visa, sauf si un Re-Entry Permit a été demandé au bureau d’immigration : 1 000 THB simple, 3 800 THB multiple.
Le rapport 90 jours (TM.47) est obligatoire pour les séjours de plus de 90 jours consécutifs : déclaration de résidence au bureau d’immigration tous les 90 jours, formulaire ou en ligne. Oubli fréquent pour les nouveaux installés. Voir le H2 overstay pour le détail.
Qu’est-ce que le visa retraite OA de 1 an en Thaïlande ?
Le visa Non-Immigrant OA est le visa retraite de référence pour les Français de 50 ans et plus. Durée 1 an multi-entrées, renouvelable chaque année. Conditions : 800 000 THB (21 000 EUR) sur compte thaï ou 65 000 THB de pension mensuelle, assurance santé long stay 3 millions THB, certificat médical, casier judiciaire vierge. Tarif consulaire 175 EUR, frais agence 98 EUR.
Pour qui est conçu le visa OA
Retraités français de 50 ans et plus qui souhaitent s’installer durablement en Thaïlande. Interdit de travailler ou de percevoir un revenu local. C’est le visa le plus demandé par les retraités français, avec environ 30 000 inscrits consulaires en Thaïlande dont une majorité sous OA ou équivalent.
Les conditions financières
Trois voies au choix :
- 800 000 THB (environ 21 000 EUR au taux 2026) sur un compte bancaire thaïlandais, maintenu 2 mois avant la demande d’extension et à hauteur minimum de 400 000 THB le reste de l’année.
- 65 000 THB de revenu mensuel garanti (environ 1 700 EUR) : pension ou rente à justifier par attestation de la caisse, traduite en thaï et certifiée par l’ambassade de France à Bangkok.
- Combinaison des deux : dépôt + revenu totalisant 800 000 THB par an.
Les documents à fournir
- Passeport valide au moins 18 mois.
- Photo d’identité récente, fond blanc, aux normes.
- 3 dernières attestations de paiement retraite d’au moins 2 000 EUR par mois, OU 3 relevés bancaires avec solde créditeur d’au moins 24 000 EUR.
- Certificat médical récent (moins de 3 mois), obligatoirement délivré en France, attestant l’absence de maladies contagieuses (formulaire officiel du Ministère thaï des Affaires étrangères).
- Casier judiciaire vierge du pays d’origine et des pays de résidence, récent.
- Assurance santé long stay rédigée en anglais couvrant 12 mois minimum, avec couverture frais médicaux 3 millions THB (ou 100 000 USD), mention COVID-19 incluse.
- Attestation d’Assurance Étrangère (Foreign Insurance Certificate) si l’assurance est souscrite hors Thaïlande.
- Justificatif de domicile en France récent.
L’assurance santé long stay : le point qui coince souvent
Toutes les assurances internationales ne sont pas acceptées, noir sur blanc. Le portail officiel longstay.tgia.org liste les compagnies agréées. La CFE seule ne suffit pas : ses plafonds ne correspondent pas aux exigences thaïlandaises.
Combinaison fréquente : CFE (sécu à la française) + assurance complémentaire privée agréée long stay. Coût annuel 2026 pour un couple de 65 ans : entre 2 500 et 4 500 EUR selon les garanties. Pour un retraité seul de 70 ans : 1 500 à 3 000 EUR.
Tarifs et délais
Frais consulaires : 175 EUR. Frais agence : 98 EUR. Total avec agence : 273 EUR. Délai de traitement : 30 jours ouvrés.
Le renouvellement annuel
Procédure à engager 30 à 45 jours avant l’échéance auprès du bureau d’immigration local (Bangkok, Chiang Mai, Phuket, etc.). Documents à renouveler : preuve des 800 000 THB sur compte thaï maintenus 2 mois minimum avant la demande, ou pension 65 000 THB/mois, certificat médical récent, assurance renouvelée.
Coût annuel du renouvellement : 1 900 THB pour l’extension de séjour, 3 800 THB pour un Re-Entry Permit multiple. Rapport 90 jours (TM.47) obligatoire, gratuit, en ligne ou au bureau d’immigration. Enregistrement d’adresse (TM.30) : obligation du propriétaire du logement de déclarer l’étranger dans les 24 heures de l’arrivée.
Cas concret. Un couple français de 65 et 62 ans s’installe à Hua Hin. Seul le mari atteint 50 ans (en fait 65), la femme obtient un visa O dépendant. Mari sous OA : 800 000 THB (21 000 EUR) transférés sur un compte BBL, assurance long stay 2 800 EUR/an pour le couple, certificat médical et casier judiciaire obtenus en France. Dossier déposé via thaievisa.go.th, délai 25 jours, visa OA délivré. Budget première année : 273 EUR de visa + 21 000 EUR de dépôt bancaire (récupérable) + 2 800 EUR d’assurance + 1 900 THB de rapport 90 jours (quatre fois dans l’année).
Qu’est-ce que le visa très long séjour OX de 5 ans ?
Le visa Non-Immigrant OX est le visa très long séjour pour les 50 ans et plus, durée 5 ans renouvelables 5 ans (10 ans maximum). Accessible uniquement aux ressortissants de 14 pays dont la France. Conditions : 3 millions THB (environ 81 000 EUR) sur compte thaï, ou 1,8 million THB + 1,2 million THB de revenu annuel. Tarif consulaire 350 EUR.
Pour qui est conçu le visa OX
Retraités aisés de 50 ans et plus, souhaitant une installation de longue durée sans renouvellement annuel. Accessible uniquement aux ressortissants de 14 pays : France, Japon, Australie, Danemark, Finlande, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Norvège, Suède, Suisse, Royaume-Uni, Canada, États-Unis. Interdit de travailler ou de percevoir un revenu local.
Les conditions financières
Deux voies :
- Voie simple : 3 millions THB (environ 81 000 EUR au taux 2026) sur un compte « Fixed Deposit Account » dans une banque thaïlandaise, maintenu pendant toute la durée du visa.
- Voie combinée : 1,8 million THB sur Fixed Deposit Account + 1,2 million THB de revenus annuels (environ 32 000 EUR/an), l’ensemble devant atteindre 3 millions THB sur compte thaï maintenu 12 mois à l’arrivée.
Les documents à fournir
- Passeport valide au moins 18 mois.
- Photo d’identité récente aux normes.
- Curriculum Vitae.
- Document bancaire attestant le dépôt Fixed Deposit en Thaïlande (livret de banque + relevé de compte).
- Casier judiciaire vierge du pays d’origine et des pays de résidence.
- Certificat médical du pays attestant l’absence de maladies transmissibles spécifiques (lèpre, tuberculose, éléphantiasis, toxicomanie, syphilis au 3e stade).
- Assurance long stay 12 mois, couverture frais médicaux ambulatoires 40 000 THB et hospitalisation 400 000 THB minimum.
- Justificatif de domicile en France.
Les avantages par rapport au OA
Durée 5 ans d’un coup, pas de renouvellement annuel de visa. Réduction du poids administratif : une seule procédure ambassade au départ. Pour un projet d’installation confirmé, simplification majeure. Pas de nouvelle assurance à renouveler chaque année (bien qu’elle doive rester valide en permanence).
Les inconvénients par rapport au OA
Le dépôt de 3 millions THB est bien supérieur aux 800 000 THB du OA. Capital immobilisé plus important. Ce dépôt doit rester en permanence sur compte thaï pendant 12 mois à l’arrivée. Rapport 90 jours toujours obligatoire pendant toute la durée. Sortie du territoire nécessite un Re-Entry Permit multiple pour préserver le visa. Tarif consulaire 350 EUR contre 175 EUR pour le OA, plus les frais d’agence.
OA vs OX : comment arbitrer
- Capital disponible inférieur à 50 000 EUR : OA est la seule option.
- Capital entre 50 000 et 100 000 EUR, durée prévue moins de 3 ans : OA reste plus souple (récupération du capital possible chaque année).
- Capital supérieur à 90 000 EUR, durée prévue 5 ans ou plus : OX clairement plus avantageux (simplification admin, pas de renouvellement annuel).
- Revenu mensuel supérieur à 65 000 THB sans volonté de bloquer 3 millions THB : OA avec justification par pension préférable.
Cas concret. Un retraité français de 68 ans, veuf, pension de 3 500 EUR/mois et épargne disponible de 150 000 EUR après vente d’appartement, souhaite s’installer 10 ans minimum à Phuket. Choix OX : transfert de 81 000 EUR sur compte BBL Fixed Deposit, visa 5 ans délivré, renouvellement prévu à 5 ans sur mêmes conditions. Reste 69 000 EUR pour l’installation et les dépenses. Économie sur 10 ans par rapport à un OA renouvelé annuellement : environ 3 000 EUR de frais consulaires et d’agence cumulés + simplification annuelle.
Visa O famille : comment rejoindre un conjoint ou un parent thaïlandais ?
Le visa Non-Immigrant O famille est délivré aux étrangers liés à un citoyen thaïlandais (conjoint, parent d’enfant mineur, parent âgé). Durée 90 jours simple entrée, prolongeable 1 an sur place auprès du bureau d’immigration sous conditions. Ressources exigées : 1 200 EUR/mois ou 12 000 EUR sur relevés bancaires. Tarif consulaire 70 EUR, frais agence 98 EUR.
Pour qui est conçu le visa O famille
- Époux et épouses étrangers d’un citoyen thaïlandais.
- Parents étrangers d’enfants thaïlandais mineurs.
- Enfants mineurs d’un citoyen thaïlandais, ou enfants majeurs dans certains cas.
- Parents âgés dépendants d’un citoyen thaïlandais, cas plus rares.
Conditions et documents
- Passeport valide au moins 6 mois.
- Photo d’identité récente aux normes.
- Photocopie du livret de famille ou de l’acte de mariage, apostillé en France et traduit en thaï.
- Photocopie du passeport ou de la pièce d’identité thaïlandaise du membre de la famille thaï, avec mention certifiée conforme « สำเนาถูกต้อง » datée et signée par la personne thaï.
- Justificatif de revenus : 1 200 EUR/mois (bulletin de salaire, pension), OU 12 000 EUR sur relevés bancaires récents.
- Justificatif de domicile en France récent.
Durée et prolongation sur place
Entrée unique, 90 jours de séjour. Prolongation possible pour 1 an au bureau d’immigration en Thaïlande, avec conditions supplémentaires : 400 000 THB sur compte thaï ou 40 000 THB de revenu mensuel (seuils familiaux, inférieurs à ceux du OA retraite).
Après prolongation, statut renouvelable annuellement. Après 3 ans consécutifs sous visa O famille, accès possible à la résidence permanente, procédure complexe avec taux d’acceptation faible.
Conversion et changement de statut
Toute sortie du territoire sous visa O famille simple entrée annule le visa, sauf Re-Entry Permit. Changement de type de visa possible sur place (vers OA retraite pour un conjoint de plus de 50 ans, par exemple), sous conditions de ressources et de documentation.
Interdits et obligations
Interdit : travailler sans work permit. Même un conjoint français d’une Thaïlandaise ne peut pas exercer une activité rémunérée sans permis. Obligations : rapport 90 jours (TM.47), enregistrement d’adresse (TM.30), présence effective régulière au domicile déclaré.
Cas concret. Un retraité français de 67 ans marié à une Thaïlandaise de 58 ans, ensemble depuis 15 ans, souhaite s’installer avec elle dans sa famille à Surin. Solution recommandée : visa O famille simple entrée depuis la France, extension 1 an sur place avec 400 000 THB transférés sur compte thaï. Mieux adapté qu’un OA retraite qui exige 800 000 THB et une assurance long stay contraignante. Budget visa : 168 EUR + dépôt 400 000 THB (environ 10 500 EUR, récupérables). Bien plus simple que le OA pour un profil marié à un conjoint thaï.
Visa études ED : comment étudier ou faire un stage en Thaïlande ?
Le visa ED (Non-Immigrant Education) couvre les études, stages, scolarisation en école internationale, échanges universitaires, formations et apprentissage du thaï. Durée 90 jours simple entrée, prolongeable selon la durée du programme. Tarif consulaire 70 EUR, frais agence 98 EUR. Document clé : lettre d’acceptation de l’établissement thaïlandais.
Les variantes du visa ED
Études universitaires en cursus complet : lettre d’acceptation de l’université thaï, registre du commerce de l’institution, preuve de ressources. Stage professionnel : lettre d’acceptation de l’entreprise ou de l’organisation d’accueil, lettre de l’établissement français indiquant le caractère obligatoire du stage, formulaire WP3 pour les stages de plus de 3 mois.
Scolarisation à l’école internationale : lettre d’acceptation de l’école, licence complète de l’établissement, casier judiciaire pour les plus de 20 ans, attestations de travail des parents. Apprentissage du thaï : lettre d’acceptation de l’école de langue agréée par le Ministère de l’Éducation, relevé bancaire de 1 000 EUR.
Formation ou conférence d’une organisation internationale : lettre d’acceptation de l’organisation, attestation de travail du demandeur. Échange scolaire ou universitaire : lettre d’acceptation, certificat de scolarité en France, casier judiciaire vierge, relevé bancaire.
Documents communs
- Passeport valide au moins 6 mois.
- Photo d’identité récente aux normes.
- Lettre d’acceptation originale de l’établissement thaïlandais.
- Pièce d’identité du signataire thaï avec mention « สำเนาถูกต้อง ».
- Casier judiciaire vierge selon le type de programme.
- Justificatif de domicile en France.
Prolongation et durée réelle de séjour
Le visa ED simple entrée donne 90 jours à l’arrivée. Prolongation possible au bureau d’immigration selon la durée du programme : en général 90 jours par extension, jusqu’à 5 extensions dans l’année pour les programmes de thaï. Étudiants en cursus universitaire : prolongations couvrant la durée de la formation (1 à 4 ans). Coût par extension : 1 900 THB.
Le point 2026 sur les visas ED
Depuis 2026, les détenteurs de visa ED qui voyagent fréquemment hors de Thaïlande sont plus scrutés à l’arrivée. L’Immigration Bureau cherche à limiter l’utilisation du visa ED comme visa de convenance par des non-étudiants réels. Pour les retraités français qui utilisaient l’ED pour apprendre le thaï en complément d’un séjour long, le scrutiny est renforcé. Le OA ou le DTV sont désormais plus adaptés pour ce profil.
Interdits
Le visa ED n’autorise pas à travailler. La sortie du territoire sous ED simple entrée annule le visa, sauf Re-Entry Permit.
Qu’est-ce que le Destination Thailand Visa (DTV) ?
Le Destination Thailand Visa (DTV), lancé en juillet 2024, est un visa 5 ans multi-entrées de 180 jours par séjour, prolongeable de 180 jours (360 jours au total par entrée). Deux voies : Workation (télétravailleurs pour employeur étranger) et Thai Soft Power (Muay Thai, cuisine thaï, soins médicaux longs). Conditions : 500 000 THB d’épargne, 275 EUR de frais consulaires.
Qu’est-ce que le DTV
Visa lancé officiellement en juillet 2024 par le gouvernement thaïlandais pour attirer les télétravailleurs, digital nomads et participants à des activités « Thai Soft Power ». Durée exceptionnelle : 5 ans de validité multi-entrées. Séjour par entrée : 180 jours consécutifs, prolongeables une fois de 180 jours sur place au bureau d’immigration (360 jours par entrée). Réentrée illimitée pendant la durée de validité.
Le DTV est techniquement une sous-catégorie de visa tourisme : il ne donne pas droit au work permit en Thaïlande ni à travailler pour un employeur thaïlandais. Plus de 35 000 demandes approuvées dans l’année suivant le lancement, selon le South China Morning Post.
Voie 1 : Workation pour télétravail
Pour qui : télétravailleurs salariés d’une entreprise étrangère, freelances avec clients étrangers, nomades numériques. Documents clés : lettre d’emploi de l’employeur étranger confirmant le télétravail depuis la Thaïlande, OU portfolio professionnel attestant du freelance (contrats, factures, profil Fiverr/LinkedIn, site web professionnel).
L’employeur ou les clients doivent être hors Thaïlande. Clients thaïlandais interdits. Interdiction explicite de travailler pour une entreprise thaïlandaise.
Voie 2 : Thai Soft Power
Pour qui : participants à des activités culturelles, sportives, culinaires, artistiques ou médicales sur le territoire thaïlandais. Activités éligibles : stages de Muay Thai, cours de cuisine thaï, cours de méditation, soins médicaux prolongés (chirurgie dentaire, traitement d’un cancer, rééducation), formations courtes, séminaires, festivals musicaux.
Durée minimale de l’activité : généralement 6 mois pour faciliter l’acceptation de la demande. Documents clés : lettre de confirmation de l’institution ou du centre organisant l’activité, preuve du programme, registre commercial de l’institution.
Conditions communes
- Âge minimum 20 ans. Les enfants et conjoints peuvent être dépendants.
- Épargne minimum 500 000 THB (environ 13 500 EUR au taux 2026), attestée sur les 3 derniers mois de relevés bancaires. Le solde peut diminuer après l’obtention du visa : l’exigence porte sur la demande, pas sur le maintien.
- Passeport valide au moins 6 mois.
- Assurance santé couvrant la Thaïlande, minimum 50 000 USD de couverture médicale.
- Passage par le portail officiel thaievisa.go.th ou par les ambassades royales de Thaïlande.
Tarifs et délais
Frais consulaires : 10 000 THB (environ 275 EUR). Frais agence : 129 EUR, soit un total de 404 à 479 EUR tout compris avec agence. Délai de traitement : 30 jours ouvrés, parfois plus selon l’ambassade choisie.
Le DTV pour un retraité français actif
Point peu connu et pourtant pertinent : un retraité français peut utiliser le DTV via la voie Thai Soft Power s’il participe à une activité éligible. Exemples : stage de cuisine thaï de 6 mois, traitement médical long (chirurgie orthopédique avec rééducation), cours de Muay Thai adapté aux seniors.
Avantage par rapport au OA : pas besoin des 800 000 THB, pas d’assurance long stay 3 millions THB, procédure simplifiée, flexibilité 5 ans. Inconvénient : nécessité de documenter l’activité à chaque renouvellement, risque de scrutiny renforcé depuis 2026 si le retraité ne respecte pas l’intention déclarée. À la lettre : l’activité doit être réelle et documentée.
Dépendants : conjoint et enfants
Conjoint légal et enfants mineurs non mariés peuvent être dépendants. Chaque dépendant paie sa propre taxe de visa. Pas de limite au nombre de dépendants.
Cas concret. Un pré-retraité français de 58 ans, ancien ingénieur, passionné de Muay Thai, prévoit 3 ans à Chiang Mai mi-temps sur entraînement et mi-temps sur gestion patrimoniale à distance. Solution : DTV Workation est plus clean car il gère aussi des clients en France. Budget : 275 EUR de visa + 500 000 THB à justifier à la demande + assurance santé 50 000 USD (environ 1 000 EUR/an). Liberté de circulation pendant 5 ans, 180 jours par séjour prolongeable à 360.
Les alternatives premium : visa LTR et Thailand Privilege
Le visa Long-Term Resident (LTR), créé en septembre 2022, couvre 10 ans pour 4 catégories dont le Wealthy Pensioner (80 000 USD de revenus passifs annuels). Le Thailand Privilege (ex-Elite), créé en 2003, offre 5 à 20 ans via adhésion payante (900 000 à 5 millions THB). Les deux offrent des avantages fiscaux et administratifs, avec des conditions financières bien plus élevées que le OA.
Le visa LTR (Long-Term Resident)
Créé en septembre 2022 par le Board of Investment (BOI). Durée 10 ans, renouvelable. Quatre catégories principales :
- Wealthy Global Citizens : 1 million USD d’actifs + 80 000 USD de revenus annuels.
- Wealthy Pensioners : 50 ans et plus avec 80 000 USD de revenus passifs annuels (pension, rente, dividendes).
- Work-from-Thailand Professionals : revenus 80 000 USD, employeur étranger coté.
- Highly-Skilled Professionals : expertise rare, revenus 80 000 USD.
Avantage fiscal majeur confirmé : les revenus étrangers transférés en Thaïlande par les titulaires du LTR Wealthy Pensioner sont exonérés d’impôt thaï. Confirmation officielle du Revenue Department en 2024-2025. Procédure via le BOI, délai 1 à 3 mois.
Le Thailand Privilege Visa (ex-Thailand Elite)
Créé en 2003, rebaptisé Thailand Privilege en 2023. Adhésion payante à un programme géré par Thailand Privilege Card Co., filiale de la Tourism Authority of Thailand. Durée 5 à 20 ans selon niveau d’adhésion.
Tarifs 2026 : à partir de 900 000 THB (environ 24 000 EUR) pour 5 ans, jusqu’à 5 millions THB pour 20 ans avec services VIP. Avantages : séjours de 1 an renouvelables automatiquement (pas de 90-day report en pratique pour certains niveaux), accès VIP aéroports, fast-track immigration, concierge. Ne donne pas droit au travail mais permet la location et l’achat immobilier.
Pour un retraité français : LTR, OA/OX ou Privilege ?
- Revenus annuels supérieurs à 80 000 USD (pension + rente + dividendes) : le LTR Wealthy Pensioner est nettement plus avantageux, notamment pour l’exonération fiscale des transferts.
- Revenus entre 50 000 et 80 000 USD : OA ou OX selon durée et capital mobilisable.
- Revenus inférieurs à 50 000 USD : OA ou OX, pas d’accès au LTR.
- Le Thailand Privilege cible plutôt les profils qui veulent la simplicité administrative et ont un budget initial important, sans nécessairement les revenus récurrents du LTR.
Un point crucial sur la fiscalité
Le LTR Wealthy Pensioner est le seul visa thaïlandais à offrir une exonération officielle des revenus étrangers transférés en Thaïlande, dans le cadre de la réforme du 1er janvier 2024. Pour un retraité français qui transfère l’intégralité de sa pension française sur compte thaï, cet avantage peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économies d’impôt thaï chaque année. Voir le H2 fiscalité pour le détail.
Comment votre pension française est-elle imposée si vous vivez en Thaïlande ?
La convention fiscale franco-thaïlandaise du 27 décembre 1974 prévoit que vos pensions françaises sont imposables en France (article 18). Depuis le 1er janvier 2024, la Thaïlande impose les revenus étrangers transférés sur compte thaï par les résidents fiscaux thaïs. Un communiqué officiel de l’ambassade de France du 19 février 2026 confirme que les pensions imposées en France sont exonérées en Thaïlande via l’article 23 de la convention.
C’est le point qui sépare les articles sérieux des simples fiches commerciales. Depuis la réforme thaïlandaise du 1er janvier 2024, une grande inquiétude s’est installée chez les retraités français installés à Bangkok, Chiang Mai ou Phuket : allaient-ils être imposés deux fois, en France et en Thaïlande, sur leur pension ? Le communiqué officiel de l’ambassade de France à Bangkok du 19 février 2026 apporte enfin la réponse, clair comme de l’eau de roche.
Le cadre conventionnel de 1974
Convention entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume de Thaïlande tendant à éviter les doubles impositions et à prévenir l’évasion fiscale en matière d’impôts sur les revenus, signée à Bangkok le 27 décembre 1974.
Loi n° 75-576 du 4 juillet 1975 autorisant l’approbation, décret n° 75-1078 du 4 novembre 1975 portant publication (JO du 5 juillet 1975, p. 6813). Complétée par un accord sous forme d’échange de lettres des 20 août 1999 et 6 mars 2000, entrée en vigueur le 6 mars 2000, publié par décret n° 2003-341 du 8 avril 2003. Texte consolidé sur BOFiP BOI-INT-CVB-THA.
La résidence fiscale
Règle française (article 4 B du CGI) : résidence fiscale en France si foyer, séjour principal, activité principale ou centre des intérêts économiques en France. Règle thaïlandaise : plus de 180 jours de présence sur une année civile font du voyageur un résident fiscal thaïlandais.
La convention de 1974 tranche les cas de double résidence par les critères habituels : foyer permanent, centre des intérêts vitaux, séjour habituel, nationalité.
Les pensions de régime général et complémentaire obligatoire
Article 18 de la convention : les pensions privées au titre d’un emploi antérieur sont imposables dans l’État de la source. Article 19 : les pensions publiques (fonction publique) suivent la même règle. Conséquence : les pensions Carsat, Agirc-Arrco, régimes spéciaux, pensions de la fonction publique française restent imposables en France.
Retenue à la source non-résidents (article 182 A du CGI) : 0% jusqu’à 17 275 EUR, 12% jusqu’à 50 122 EUR, 20% au-delà (barème 2026 sur revenus 2025). Abattement de 10% avant barème. Taux minimum d’imposition 20% jusqu’à 29 579 EUR et 30% au-delà, sauf preuve d’un taux moyen mondial inférieur.
CSG, CRDS et CASA non dus pour un non-résident hors EEE. Cotisation COTAM maintenue : 3,2% sur pension de base, 4,2% sur complémentaire.
La réforme thaïlandaise du 1er janvier 2024
Avant 2024 : seuls les revenus étrangers transférés sur compte thaï dans l’année où ils étaient perçus étaient imposables en Thaïlande. Revenus transférés une année ultérieure : exonérés.
Depuis le 1er janvier 2024 : tout revenu étranger transféré sur compte thaï est imposable en Thaïlande, quelle que soit l’année de perception. Barème thaïlandais progressif 2026 :
- 0% jusqu’à 150 000 THB (environ 4 000 EUR)
- 5% de 150 000 à 300 000 THB
- 10% de 300 000 à 500 000 THB
- 15% de 500 000 à 750 000 THB
- 20% de 750 000 à 1 million THB
- 25% de 1 à 2 millions THB
- 30% de 2 à 5 millions THB
- 35% au-delà
Cette réforme a créé une inquiétude massive chez les retraités français résidents fiscaux en Thaïlande qui transféraient leur pension française sur un compte thaï. J’ai vu des cas où des retraités ont même envisagé de rentrer en France plutôt que de risquer une double imposition.
Le communiqué officiel de l’ambassade de France du 19 février 2026
L’ambassade de France à Bangkok a publié un communiqué confirmant la position des autorités fiscales thaïlandaises (Revenue Department). Les pensions privées, pensions publiques et prestations sociales imposables en France au titre des articles 18, 19 et 22 de la convention entrent dans le champ de l’impôt thaïlandais, mais sont exonérées en application de la méthode de l’exonération prévue à l’article 23 § 2 a) de la convention fiscale.
Conséquence pratique : un retraité français résident fiscal thaïlandais transférant sa pension française n’est pas imposé dessus en Thaïlande, sous réserve de pouvoir prouver son imposition en France. Documents de preuve admis : avis d’imposition français (disponible en été), bulletins de pension indiquant la retenue à la source, attestation de paiement de la caisse.
Obligation déclarative thaïlandaise
Les résidents fiscaux thaïlandais restent tenus de déposer une déclaration de revenus en Thaïlande si leurs revenus taxables excèdent un seuil minimal fixé par la loi. Les pensions exemptées par convention ne sont pas prises en compte dans le calcul du seuil.
Formulaire usuel : P.N.D. 90 (ou P.N.D. 91 selon le profil). Date limite : 31 mars de l’année suivante. Numéro fiscal thaïlandais (Tax ID) obtenu auprès du Revenue Department local.
Les rentes PER, Perco et assurance-vie : le point différenciant
Article 22 de la convention de 1974 : les revenus non expressément visés par les autres articles sont imposables dans l’État de résidence. Un PER liquidé en rente ou en capital, une rente Perco, une rente d’assurance-vie ne sont pas des pensions au sens strict de l’article 18. Ce sont des revenus d’épargne individuelle.
Le communiqué de l’ambassade du 19 février 2026 mentionne l’article 22 dans le champ des revenus français imposables en France exonérés en Thaïlande. Important : cette exonération via convention s’applique SI les revenus sont effectivement imposés en France. Si la France n’applique pas de retenue à la source sur une rente PER (par exemple une rente de faible montant tombant sous les seuils), la Thaïlande peut la réintégrer dans son assiette imposable.
Pour les retraités avec fraction PER importante, la planification fiscale devient stratégique.
Obligations déclaratives en France
Service des impôts des particuliers non-résidents : 10 rue du Centre, TSA 10010, 93465 Noisy-le-Grand Cedex. Formulaire 2042 rubrique 1AL pour les pensions soumises à la retenue à la source non-résidents. Mise à jour de l’adresse auprès des caisses de retraite et du centre des impôts indispensable l’année du départ.
La communauté française en Thaïlande
Environ 30 000 Français inscrits au registre consulaire en 2024-2025, dont une majorité de retraités installés sous OA, OX ou LTR. Deux consulats actifs : ambassade à Bangkok et consulat général à Chiang Mai, complétés par des consulats honoraires à Phuket, Koh Samui et Pattaya. Service France Consulaire accessible depuis la France de 7h à 14h, heure de Paris.
Cas concret. Un retraité français de 70 ans installé à Chiang Mai depuis 3 ans sous visa OA, pension Carsat + Agirc-Arrco de 36 000 EUR/an, rente PER de 8 000 EUR/an, transfère l’intégralité sur son compte BBL thaïlandais. Résidence fiscale thaï établie (plus de 180 jours). Pensions de 36 000 EUR : retenue à la source française après abattement de 10%, environ 2 300 EUR d’impôt. Exonération thaïe confirmée via article 23 sur production de l’avis d’imposition français. Rente PER de 8 000 EUR : si imposée en France au barème minimum 20%, soit environ 1 600 EUR, exonérée en Thaïlande. Cotisation COTAM (4,2% sur Agirc-Arrco) maintenue. Déclaration P.N.D. 90 à déposer avant le 31 mars. Pas de double imposition.
Quelle assurance santé prévoir pour la Thaïlande ?
Pour les visas OA, OX et DTV, une assurance santé est exigée au dépôt, avec couverture 3 millions THB pour OA et OX. La CFE seule ne suffit pas. Les expatriés combinent souvent CFE et assurance internationale agréée long stay. L’ambassade de France ne prend pas en charge les frais médicaux sur place.
Obligations d’assurance selon le visa
- Visa OA : assurance long stay obligatoire, 3 millions THB de couverture frais médicaux (ou 100 000 USD), 12 mois minimum, mention COVID-19 incluse, rédigée en anglais.
- Visa OX : couverture ambulatoire 40 000 THB et hospitalisation 400 000 THB minimum, conditions moins strictes que OA mais obligatoires.
- Visa DTV : couverture médicale 50 000 USD minimum exigée au dépôt.
- Visa TR et exemption : pas d’obligation formelle, mais forte recommandation de France Diplomatie.
Les assurances long stay agréées
Portail officiel : longstay.tgia.org (Thai General Insurance Association). Compagnies agréées : mix de compagnies thaïlandaises (Bangkok Insurance, Bangkok Life) et internationales (April International, MSH, Cigna Global).
Pour les assurances souscrites hors Thaïlande, un Foreign Insurance Certificate est exigé : formulaire officiel à faire remplir par l’assureur, signé et tamponné. Coût annuel 2026 pour un couple de 65 ans : 2 500 à 4 500 EUR selon les garanties. Pour un retraité seul de 70 ans : 1 500 à 3 000 EUR.
La CFE (Caisse des Français à l’Étranger)
Adhésion volontaire, remboursements aux barèmes français. Utile pour la continuité des soins lors des retours en France (3 mois consécutifs pris en charge). Insuffisante seule pour répondre aux obligations visa OA/OX et aux coûts des hôpitaux thaï privés. Cotisation 2026 : environ 1 600 à 2 500 EUR/an pour un couple de retraités. Plus de détails sur cfe.fr.
Combinaison la plus fréquente
CFE en premier rideau + assurance internationale ou thaïe agréée en complément. Cette combinaison permet de respecter les exigences visa tout en conservant des droits français en cas de retour. Coût total couple retraités 65 ans : 4 000 à 6 500 EUR/an.
Les hôpitaux internationaux en Thaïlande
- Bangkok : Bumrungrad International, BNH Hospital, Samitivej Sukhumvit, Bangkok Hospital.
- Phuket : Bangkok Hospital Phuket, Siriroj International Hospital.
- Chiang Mai : Chiangmai Ram Hospital, Bangkok Hospital Chiang Mai.
- Pattaya : Bangkok Hospital Pattaya, Pattaya Memorial Hospital.
Tarifs : consultation généraliste 1 500 à 3 500 THB (40 à 95 EUR). Journée d’hospitalisation 10 000 à 35 000 THB (270 à 950 EUR). La qualité des soins en hôpital privé international est réputée excellente, anglophone, avec des services aux standards occidentaux. C’est même l’une des raisons qui attirent beaucoup de retraités français.
Règles sanitaires à l’entrée
Pas de vaccination obligatoire à l’entrée en Thaïlande depuis 2024. Vaccins recommandés pour longs séjours : hépatite A et B, DTP, typhoïde, encéphalite japonaise pour zones rurales, rage en cas de contact prolongé avec animaux. Déclaration sanitaire intégrée à la TDAC.
L’absence de convention de sécurité sociale
Il n’existe pas de convention bilatérale de sécurité sociale France-Thaïlande. Les cotisations versées en France par les salariés ne créent pas de droits remboursables en Thaïlande. CSG, CRDS et CASA non dus pour un non-résident fiscal hors EEE, mais cotisation COTAM maintenue sur les pensions.
Quelles sont les obligations et sanctions post-arrivée en Thaïlande ?
Les étrangers séjournant plus de 90 jours consécutifs doivent effectuer un rapport 90 jours (TM.47). Le propriétaire du logement doit enregistrer l’étranger sous 24 heures (TM.30). L’overstay est sanctionné à 500 THB/jour (plafond 20 000 THB), avec blacklist possible au-delà de 90 jours : 1 an d’interdiction, 3 ans au-delà d’un an, 10 ans au-delà de 5 ans.
L’enregistrement d’adresse TM.30
Base juridique : Immigration Act B.E. 2522 (1979), section 38. Tout étranger séjournant en Thaïlande chez un particulier (Airbnb, famille, location longue durée) doit être déclaré au bureau d’immigration par le propriétaire ou le loueur dans les 24 heures suivant l’arrivée.
Les hôtels gèrent cette déclaration automatiquement. Pour les hébergements privés, le propriétaire doit remplir le formulaire TM.30 en personne, en ligne sur le portail de l’Immigration, ou via l’application Immigration Bureau. Documents : copie du passeport et du visa de l’étranger, titre de propriété ou bail du propriétaire thaï.
Sanction en cas d’oubli : amende de 800 à 2 000 THB pour le propriétaire. L’étranger n’est pas directement sanctionné mais peut avoir des difficultés lors d’un 90-day report si l’adresse n’est pas enregistrée. Cas fréquent : un retraité français qui loue longue durée dans le même logement doit faire renouveler le TM.30 par le propriétaire après chaque sortie et retour de Thaïlande.
Le rapport 90 jours TM.47
Obligation pour tout étranger séjournant plus de 90 jours consécutifs en Thaïlande, quel que soit le type de visa (OA, OX, B travail, ED, DTV). Déclaration à effectuer tous les 90 jours de présence, avant l’expiration du délai.
Méthodes : en ligne sur le portail de l’Immigration (immigration.go.th), par courrier, en personne au bureau d’immigration local, via agence. Formulaire TM.47 : informations d’identité, adresse, numéro de téléphone. Gratuit en ligne et en personne (sauf frais d’agence).
Sanction oubli : 2 000 à 5 000 THB d’amende, plus 200 THB par jour de retard. Réinitialisation du compteur : à chaque sortie de Thaïlande et retour, le décompte repart à zéro.
Les sanctions d’overstay
Barème cumulatif :
- 1 à 89 jours : amende de 500 THB/jour, plafonnée à 20 000 THB. Paiement à la sortie à l’aéroport ou au bureau d’immigration.
- 90 jours à 1 an : blacklist de 1 an, interdiction de retour.
- 1 an à 3 ans : blacklist de 3 ans.
- 3 ans à 5 ans : blacklist de 5 ans.
- Plus de 5 ans : blacklist de 10 ans.
Auto-dénonciation volontaire à l’Immigration avant détection : pas de blacklist mais amende appliquée.
Le Re-Entry Permit
Pour les visas qui ne sont pas multi-entrées (O, OA dans certaines versions, B), la sortie du territoire annule le visa. Re-Entry Permit à demander au bureau d’immigration avant la sortie pour préserver le visa : simple entrée 1 000 THB, multi-entrée 3 800 THB. Le Re-Entry Permit couvre la durée du visa en cours.
Le Certificate of Residence
Document délivré par le bureau d’immigration thaïlandais (ou par l’ambassade de France) attestant de l’adresse de résidence de l’étranger. Souvent exigé pour ouvrir un compte bancaire, obtenir le permis de conduire thaï, acheter un véhicule. Gratuit au bureau d’immigration thaï, payant à l’ambassade de France (environ 30 EUR).
Questions fréquentes sur les visas pour la Thaïlande
Faut-il un visa pour la Thaïlande en 2026 pour un Français ?
Pas nécessairement. Depuis le 15 juillet 2024, les titulaires d’un passeport ordinaire français bénéficient d’une exemption de visa de 60 jours, prolongeable de 30 jours sur place. La mesure couvre 93 pays et reste valide en 2026. Un visa est obligatoire pour les séjours de plus de 90 jours ou pour un autre motif que tourisme, visite familiale, affaires courtes ou échanges.
L’exemption 60 jours va-t-elle être réduite à 30 jours ?
C’est une proposition officiellement à l’étude depuis octobre 2025 par le Département des affaires consulaires thaïlandais. Aucune décision n’est prise à ce jour. Le Cabinet thaïlandais a nommé un comité de révision le 10 février 2026. Tout changement exigera un préavis officiel. L’exemption 60 jours reste valide en attendant.
La TDAC est-elle payante ?
Non. La Thailand Digital Arrival Card est gratuite sur le portail officiel tdac.immigration.go.th. Plusieurs sites intermédiaires facturent entre 15 et 55 USD, ce sont des services non officiels. Seule la démarche sur le portail gouvernemental thaï est correcte et sans frais.
Un retraité français peut-il s’installer en Thaïlande avec l’exemption 60 jours ?
Non. L’exemption permet 60 jours prolongeables 30 jours, total 90 jours par entrée, avec limite de 2 extensions par année civile depuis novembre 2025. Elle ne permet pas de résider à l’année. Pour une installation durable, le retraité de 50 ans et plus doit passer par un visa O, OA ou OX selon la durée et le capital mobilisable.
Quelle différence entre le visa retraite O, OA et OX ?
Le O est un court séjour de 3 mois, convertible en extension 1 an sur place. Le OA est un visa 1 an multi-entrées renouvelable annuellement, avec 800 000 THB sur compte thaï ou 65 000 THB de pension mensuelle. Le OX est un visa 5 ans renouvelable 5 ans (10 ans maximum), réservé à 14 nationalités dont la France, avec 3 millions THB déposés.
Puis-je travailler en ligne depuis la Thaïlande avec un visa retraite ?
Non. Les visas retraite O, OA et OX interdisent toute activité rémunérée, y compris le télétravail pour un employeur étranger, bien que cette règle soit peu appliquée en pratique. Le visa dédié est le DTV Workation, qui autorise explicitement le télétravail pour un employeur étranger. Pour un pré-retraité actif, le DTV reste plus sûr juridiquement.
Ma pension de retraite française est-elle imposée en Thaïlande ?
Non. La convention fiscale franco-thaïlandaise du 27 décembre 1974 prévoit que les pensions françaises (Carsat, Agirc-Arrco, fonction publique) sont imposables en France. Un communiqué officiel de l’ambassade de France du 19 février 2026 confirme que les pensions imposées en France sont exonérées en Thaïlande via l’article 23 de la convention, sur preuve d’imposition française.
Dois-je déclarer mes revenus en Thaïlande si je suis résident fiscal ?
Les résidents fiscaux thaïlandais (plus de 180 jours par an) doivent déposer une déclaration P.N.D. 90 avant le 31 mars de l’année suivante. Les pensions exemptées par convention ne sont pas prises dans le calcul du seuil de déclaration obligatoire. Une preuve d’imposition française (avis d’imposition, bulletins de pension) peut être exigée par le Revenue Department.
Que se passe-t-il si je dépasse la durée de mon visa en Thaïlande ?
Amende de 500 THB par jour de dépassement, plafonnée à 20 000 THB. Au-delà de 90 jours d’overstay : blacklist de 1 an. Au-delà de 1 an : 3 ans. Au-delà de 3 ans : 5 ans. Au-delà de 5 ans : 10 ans. Le paiement est exigé à la sortie, avant tout embarquement. L’auto-dénonciation volontaire évite la blacklist mais pas l’amende.
Un couple peut-il s’installer ensemble si seul l’un des deux a 50 ans ?
Oui. Le conjoint de moins de 50 ans d’un titulaire de visa OA peut obtenir un visa O dépendant, valable pour la durée du visa OA principal. Les conditions financières portent sur le titulaire principal (800 000 THB ou 65 000 THB de revenu). Le conjoint dépendant ne peut pas travailler. À chaque renouvellement du OA, le visa O dépendant est renouvelé en parallèle.