Santé & Bien-être

Les troubles urinaires des séniors : symptômes, traitements

Les troubles urinaires chez les séniors

Les problèmes urinaires sont un réel enjeu sanitaire, tant parce qu’ils touchent toute la population au cours de sa vie que par l’immense tabou qu’ils suscitent.

Bien évidemment, plus on vieillit, plus les problèmes urinaires peuvent devenir fréquents. D’après l’Assurance Maladie, l’incontinence est un problème qui concerne plus de , millions de seniors (plus de ans) français. C’est un phénomène large, majeur et entaché de honte voire de culpabilité pour la personne qui en souffre.

Le senior touché par les problèmes urinaires peut ne pas en parler à sa famille voire même ni à son médecin, de peur d’être jugé ou par honte d’en souffrir. Pour autant, il y a des solutions qui existent et bien souvent, plus le problème est traité rapidement plus facile sera la remédiation. Les conséquences des problèmes urinaires deviennent alors enfin résolues, ce qui procure un réel soulagement pour le senior concerné.

Les différents types de problèmes urinaires

L’incontinence

L’incontinence, aussi appelée communément fuite urinaire, peut être la conséquence d’un handicap physique ou mental qui provoque une perte d’autonomie. Parmi toutes les fuites urinaires connues, on peut en distinguer différentes “familles”:

  • l’instabilité vésicale : comme son nom l’indique c’est la vessie qui pose problème. Elle se met alors à se contracter involontairement à tout moment et demande à être soulagée très rapidement. Il n’y a pas d’autres issues que d’uriner. Elle peut se manifester à n’importe quel moment, voire même plusieurs fois dans la journée et peut aussi intervenir la nuit. Ces contractions provoquent alors une réelle gêne et un réel inconfort pour le senior en souffrant.
  • l’incontinence d’effort : elle est dûe à une faiblesse musculaire. Les muscles entourant la vessie (les sphincters) se relâchent lors d’une pression dans le ventre-bas. Il peut s’agir simplement d’un rire, d’une toux, d’un éternuement ou d’une pression plus forte par une activité sportive et la fuite arrive. L’incontinence d’effort touche plus particulièrement les femmes. Attention au marketing qui fait croire que des couches recueillant vos fluides seront le remède à ce problème. Il existe d’autres solutions beaucoup plus viables et bien moins coûteuses.
  • la miction par regorgement : la vessie n’arrive plus à retenir l’urine et celle-ci s’écoule sans même qu’un besoin ait été détecté. Elle peut intervenir souvent et parfaitement involontairement.

L’incontinence urinaire est souvent une des conséquences normales du vieillissement musculaire entraîné par la nature. Il n’y a donc aucune gêne à avoir car tout le monde est touché par le vieillissement naturel du corps. Les muscles perdent alors en élasticité, et tonicité, ce qui provoque l’affaiblissement voire le relâchement de ces muscles et donc en bout de course l’incontinence.

L’incontinence urinaire peut aussi être la résultante de maladies neurodégénératives comme la maladie d’Alzheimer et de Parkinson, ou suite à la ménopause (qui induit une chute hormonale oestroprogestative) ou encore aussi être un effet secondaire suite à un traitement.

L’incontinence urinaire peut trouver sa source à différents niveaux, ce qui aide à déculpabiliser la personne qui en souffre.

Les raisons de l’incontinence urinaire

La dysurie

La dysurie est un terme médical qui est associé à une difficulté à uriner. Ce trouble médical a pour conséquence une diminution du débit urinaire. Uriner peut alors demander plus de temps qu’à la normale. Parfois des douleurs peuvent s’accompagner de cette difficulté de miction. Pour un diagnostic précis, il est évident qu’il faut consulter car des infections peuvent être à l’origine de ce simple trouble médical qui est inconfortable. Une prise en charge adaptée est nécessaire.

La pollakiurie

Intervenant dans la journée comme lors de la nuit, la pollakiurie consiste à uriner à de très régulières reprises et en faible quantité. La contraction anormale de la vessie provoque ce trouble médical. Fréquente chez les femmes âgées, la pollakiurie touche aussi les hommes suite à un trouble de fonctionnement de la prostate ou occasionné par un rétrécissement de l’urètre.

Le blocage urinaire

La personne souffrant de blocage urinaire n’arrive pas à uriner normalement et retient involontairement son urine. Le moment d’aller aux toilettes devient un réel supplice pour ces personnes. Pas d’autre solution que d’aller aux urgences pour réaliser un drainage de la vessie par sonde ou à ponctionner l’urine directement dans la vessie. Il ne faut surtout pas tarder à consulter dès les premiers signes de blocage urinaire.

Les traitement des problèmes urinaires

Les troubles urinaires sont souvent une des raisons qui provoque une entrée dans un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personne Agées Dépendantes). Pour autant, les problèmes urinaires peuvent être traités autrement que par l’introduction des couches pour personnes âgées. Il n’y a rien d’irrémédiable.

Un diagnostic médical nécessaire

Il est indispensable que le médecin traitant soit associé à cette prise en charge. Votre médecin est formé pour traiter les troubles urinaires. Il n’est pas là pour juger ou pour vous mettre dans une position indélicate où vous auriez peur de son regard.

Le médecin généraliste (ou spécialiste) s’entretiendra avec son patient pour mieux appréhender le contexte et les manifestations de ces troubles. Pour affiner son diagnostic, le médecin ou les professionnels de santé sollicités pourront faire passer un test via une bandelette urinaire. Celle-ci confirmera une infection par exemple.

Les traitements à suivre

Une fois le diagnostic posé, les problèmes urinaires se traiteront de plusieurs façons :

  • la rééducation : une rééducation périnéale (plancher pelvien) est souvent préconisée. Cette rééducation très efficace sera aussi à renouveler une fois la prise en charge médicale terminée. Des exercices à la maison seront proposés pour continuer à muscler le plancher pelvien et ainsi corriger définitivement le problème d’incontinence urinaire.
  • les médicaments : des hormones sont aussi proposées dans le cadre d’un traitement médical visant la disparition des symptômes.
  • les traitements chirurgicaux : dans des cas lourds, un traitement chirurgical est la solution. Par exemple, un pacemaker vésical est posé pour jouer d’intermédiaire neurologique. Sinon un sphincter artificiel est posé. Ou encore un ballon en silicone pour les femmes est proposé pour arrêter ou limiter les fuites urinaires. Autrement, le botox, aussi utilisé dans la chirurgie esthétique, trouve son utilité pour certaines formes de troubles urinaires.

En dernier recours, ou pour rassurer le patient, des couches pour absorber les fuites urinaires peuvent être posées simplement. Inutile d’aller en pharmacie, en grandes surfaces au rayon des protections intimes, vous trouverez des couches pour adultes.

Par peur, par crainte, par confort, cette solution peut être source de soutien psychologique. Les troubles urinaires sont bien plus fréquents qu’on ne le pense. Il n’y a donc aucune honte à en parler.

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