Santé & Bien-être

Fracture du col du fémur : faut-il se faire opérer et hospitaliser ?

col du fémur

Quand on atteint un certain âge les cellules et les tissus ne se régénèrent pas comme avant et cela fragilise les os, la peau et les organes. La population française étant vieillissante, on note une augmentation du nombre de fractures du col du fémur.

La fracture du col du fémur fait partie des fractures les plus fréquentes chez les personnes âgées. Face à ce problème sanitaire chez les seniors, il est important de savoir si oui ou non une opération et une hospitalisation seront nécessaires.

Dans la suite de cet article, faisons le tour d’horizon sur ce traumatisme, eu égard à ses causes, ses symptômes, son diagnostic, son traitement et sa prévention.

Qu’est-ce qu’une fracture du col du fémur ?

Le col du fémur est la partie haute de l’os de la cuisse, qui s’articule avec le bassin et qui participe à l’articulation de la hanche. Lorsque cette partie est brisée suite à un traumatisme on parle de fracture du col du fémur.

En France ce sont dizaines de milliers de personnes qui sont concerné par ce traumatisme chaque année. 4 seniors sur 10 seront impactés par cette fracture au cours de leur vie.

Soit ils l’ont déjà subi soit ils le subiront avant d’avoir  90 ans. Il a également été constaté que ce type de fracture était plus fréquent chez les femmes que chez les hommes.

Les causes de la fracture du col du fémur

La cause principale de la fracture du col du fémur est un traumatisme dû à une chute. Précisons que cette fracture n’est pas réservée aux seniors. Elle peut survenir  à n’importe quel âge. Seulement, la vieillesse est facteur aggravant, tout comme l’ostéoporose, pathologie présente principalement chez les personnes âgées.

L’ostéoporose est un facteur aggravant qui survient fréquemment lors de la ménopause. C’est pourquoi la fracture du col du fémur est plus fréquente chez les femmes séniores. A cet âge, les os n’ont plus cette même capacité de fixer le calcium ce qui les rend aptes à se briser plus facilement au moindre choc.

La particularité de la tête du fémur est sa nature particulièrement fragile en comparaison aux  autres parties du squelette humain, d’où la fréquence des fractures.

Les symptômes

Les symptômes qui penchent vers une fracture du col du fémur sont les suivants :

  • une douleur insupportable au niveau de la cuisse
  • un raccourcissement de la jambe ayant subi le traumatisme
  • une impossibilité de marcher ou de se tenir debout

Etablissement du diagnostic

Dans un premier temps, le diagnostic consiste en un examen clinique que le médecin spécialiste (orthopédiste) confirmera avec une radiographie du col du fémur. Cette dernière déterminera l’importance de la fracture, et la zone précise où elle a eu lieu. Le diagnostic est très important et doit être fait le plus tôt possible afin de pouvoir intervenir dans les plus brefs délais.

Fracture du col du fémur : est-ce une urgence chirurgicale ?

Sans détour, la réponse est affirmative. La fracture du col du fémur est une urgence chirurgicale orthopédique. Le retard de sa prise en charge peut occasionner des dommages irréversibles. Il ne s’agit pas d’une urgence vitale mais plutôt d’une mesure pour préserver la vitalité de la tête du fémur (la tête fémorale) et donc pour éviter de perdre de la mobilité de manière définitive.

Le traitement : deux options chirurgicales possibles

L’opération chirurgicale se fait sous rachianesthésie ou sous anesthésie générale. Le choix de l’une ou l’autre dépendra des antécédents médicaux du patient et de l’appréciation des risques par les spécialistes.

La prothèse de hanche

La première option consiste à poser une prothèse de hanche qui vient remplacer la tête du fémur. Cette option se nomme « traitement non conservateur ».

Cette intervention est très courante et très bien maitrisé à travers le monde, malgré sa complexité.

Si l’articulation de la hanche et du bassin ne sont pas lésés, la prothèse de hanche sera partielle (on remplace que deux parties).

Dans le cas contraire la prothèse de hanche sera totale. Le chirurgien remplace alors l’intégralité de l’articulation de la hanche.

L’ostéosynthèse

La seconde option consiste à réparer la fracture, à la « fixer » avec l’aide de matériel orthopédique comme des vis, des plaques, des broches, etc.

Cette option se nomme « traitement conservateur ».

La guérison peut se faire en  60 jours. Mais étant donné que  la fixation du calcium est difficile chez les séniors, l’ostéosynthèse est plutôt recommandée aux patients  jeunes et non atteints par l’ostéoporose.

Hospitalisation et temps de convalescence

Généralement le temps d’hospitalisation dure une semaine complète.

Concernant le de temps de convalescence, il faut d’abord préciser que son respect est indispensable afin de retrouver sa mobilité. Son non-respect peut occasionner une dépendance permanente surtout chez les séniors. A cause de l’opération chirurgicale et de la sensibilité de cette partie du corps, il vous faudra environs 3 à 6 mois pour récupérer totalement

En somme, il faudra au moins six mois pour retrouver une mobilité parfaite. En cas de nos respects de ce délai de cette période de convalescence, des complications peuvent survenir telle une luxation de la hanche et des dégâts sur la santé générale du patient. Encore faudrait-il répéter que les seniors risquent toujours plus de perdre leur  mobilité à jamais. Alors autant souffrir quelques mois que toute sa vie.

La rééducation

La rééducation est une étape importante  pour guérir totalement et retrouver son autonomie de mouvements. La durée de la réduction varie entre 1 et 2 mois. La prise en charge diffère selon le type d’opération chirurgicale subit.

En cas d’ostéosynthèse, l’appui se fera de manière progressive. Un appui complet ne pourra être fait qu’à partir d’un mois et demi.

En cas de pose de prothèse de hanche, la prise de l’appui peut être immédiate. L’aide de béquilles est nécessaire pour au moins deux mois.

Dans tous les cas, un renforcement musculaire sera nécessaire pour éviter l’atrophie des muscles. Un entretien des amplitudes articulaires est également indispensable.

Les suites opératoires

Le rétablissement complet dépend de plusieurs facteurs propres à chaque patient. Il peut s’agir de l’âge qui est un facteur déterminant, de la présence d’autres maladies ou d’une carence qui peut aggraver la situation et affecter le processus de guérison.

En cas d’ostéosynthèse, il peut arriver que la consolidation des os ne se fasse pas ou qu’il y ait un déplacement secondaire de la fracture.

Suite à une fracture du col du fémur, il apparait que dans l’année qui suit un risque de décès peut survenir chez les seniors de plus de 60 ans.
Si 70% des séniors opérés sont des femmes, le taux de mortalité est plus élevé chez les hommes.

Comment éviter la fracture du col du fémur ?

Le principal moyen de prévention est d’éviter les chutes et encore plus passé un certain âge.

La détection systématique de l’ostéoporose et son traitement diminue significativement les fractures. Pour se faire une ostéodensitométrie ou « densitométrie osseuse » ou « absorptiométrie biphotonique » sera prescrite afin de mesurer la densité osseuse, autrement dit la teneur en calcium des os.

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