Aller au contenu

Sclérose en plaques au stade terminal : symptômes et accompagnement

0:00 --:--
Sclérose en plaques au stade terminal : symptômes et accompagnement

Au stade avancé de la sclérose en plaques, le mot « terminal » revient souvent dans la bouche des familles, sans toujours désigner la même chose. Ce stade correspond à un handicap neurologique sévère et à une dépendance quasi totale pour les gestes du quotidien, mesuré par l’échelle EDSS de Kurtzke, mais il n’annonce pas forcément une fin de vie proche : il peut se prolonger des années. Chaque symptôme de ce stade a une réponse possible, et chaque famille a des choix concrets à faire : rester à domicile, changer d’établissement, préparer les directives anticipées, ou organiser la suite depuis l’étranger.

Ce qu’il faut retenir

  • Le stade avancé se mesure avec l’échelle EDSS de Kurtzke : un score de 7 signifie l’usage permanent du fauteuil roulant, un score de 8 un confinement au lit ou au fauteuil.
  • Spasticité sévère, dysphagie, douleurs neuropathiques, troubles cognitifs, troubles vésico-sphinctériens et escarres se cumulent à ce stade ; chacun a une prise en charge spécifique.
  • Un handicap sévère n’est pas une fin de vie imminente : la démarche palliative peut débuter tôt, pour organiser les symptômes complexes, pas seulement les derniers jours.
  • À domicile, le SSIAD assure les soins infirmiers courants sur prescription ; l’HAD apporte un niveau de soins proche de l’hôpital, pour une période limitée.
  • Quand le domicile ne suffit plus : EHPAD et USLD accueillent surtout après 60 ans, MAS et FAM les adultes plus jeunes ; une unité EHPAD dédiée à un patient jeune reste rare.
  • Les aides dépendent de l’âge de la personne malade : PCH et AAH via la MDPH avant 60 ans, APA après 60 ans, avec une majoration de répit pour l’aidant.
  • Le rapatriement sanitaire n’est pas couvert par la seule couverture de base : à ce stade, le transport médicalisé s’anticipe avec le médecin traitant.

Sommaire

Qu’est-ce que le stade avancé, ou terminal, de la sclérose en plaques ?

Le stade avancé de la sclérose en plaques correspond à un handicap neurologique sévère, mesuré par l’échelle EDSS de Kurtzke, graduée de 0 à 10. Un score de 7 signifie l’usage permanent du fauteuil roulant, un score de 8 un confinement au lit ou au fauteuil. Ce stade relève surtout des formes progressives de la maladie, et il peut se prolonger des années.

Pour situer les choses, l’échelle EDSS de Kurtzke mesure le niveau de handicap dans la sclérose en plaques, de 0, un examen neurologique normal, à 10. Les scores de 7 à 9,5 traduisent les atteintes les plus lourdes. C’est un repère de suivi clinique, non un pronostic : un score de 7 décrit une personne qui ne marche plus ; il ne fixe aucune échéance. Un score de 8 décrit une personne alitée qui garde souvent l’usage des bras.

Deux histoires mènent à ce stade. La forme progressive d’emblée, 15 % des cas selon l’Inserm, avance lentement dès le départ, sans poussée franche. La forme rémittente, elle, peut basculer en phase secondairement progressive 5 à 20 ans après ses débuts. Dans les deux cas, le handicap devient irréversible et s’installe par paliers plutôt que d’un coup.

Un mot mérite d’être posé avant d’aller plus loin. « Terminal » claque comme une échéance. Dans le vocabulaire médical, pourtant, ce stade décrit un niveau de dépendance. Il ne fixe aucun délai. Cette distinction pèse sur les décisions à prendre, bien plus que sur le seul vocabulaire.

Spasticité, dysphagie, douleurs neuropathiques : les symptômes qui s’installent

Six familles de symptômes dominent le stade avancé : la spasticité sévère, la dysphagie avec un risque de fausse route, les douleurs neuropathiques, les troubles cognitifs, les troubles vésico-sphinctériens majeurs et les escarres liées à l’immobilité. Chacun a une réponse spécifique. Aucun ne se traite en bloc.

La spasticité est une raideur musculaire involontaire, qui provoque des contractures parfois très douloureuses et complique le positionnement au lit ou au fauteuil. L’Assurance Maladie situe le but du traitement à ce stade : soulager la douleur quand elle existe, diminuer les contractures musculaires. Le bon positionnement compte autant que le traitement lui-même : il évite qu’une raideur mal gérée ne débouche sur une escarre.

La dysphagie est une difficulté à avaler qui expose à l’inhalation de salive ou d’aliments dans les voies respiratoires, la fausse route. L’alimentation est adaptée, parfois mixée, parfois par voie entérale, toujours sous surveillance, pour limiter ce risque de fausse route. L’orthophoniste intervient à la fois sur la déglutition et sur la communication, ce qui compte doublement quand la parole elle-même se fatigue.

Les douleurs de ce stade ne sont pas toutes musculaires. Une partie relève de l’atteinte nerveuse elle-même : décharges électriques, sensations de ruissellement ou d’étau, décrites par l’Assurance Maladie parmi les troubles de la sensibilité de la maladie. Cette douleur neuropathique se traite à part des contractures, avec le neurologue et, souvent, une équipe de soins palliatifs en soutien.

Les troubles cognitifs, eux, touchent l’attention, la concentration, la mémoire, avec un ralentissement global, selon l’Inserm. À ce stade, ils compliquent la communication du quotidien et, plus tard, l’expression d’une volonté claire, un point sur lequel je reviens plus loin à propos des directives anticipées.

Les troubles vésico-sphinctériens majeurs, rétention ou, à l’inverse, incontinence urinaire et fécale, demandent un suivi urologique et une hygiène cutanée rigoureuse. La Haute Autorité de Santé situe d’ailleurs l’incontinence urinaire et fécale parmi les facteurs de risque directs d’escarre, par la macération qu’elle entretient sur la peau.

L’escarre, enfin, mérite un point à part. Elle se développe en plusieurs stades, d’une rougeur qui ne s’efface pas à une atteinte des muscles et des os. Contrairement à une idée reçue, la fragilité de la peau n’est pas le facteur qui pèse le plus : la HAS identifie l’immobilisation et la dénutrition comme les deux seuls facteurs réellement prédictifs. Changer la personne de position toutes les deux à trois heures, surveiller la peau chaque jour, adapter le matelas : ces gestes simples restent la meilleure prévention.

Les massages, frictions, applications de glaçons et d’air chaud sont interdits.
SymptômeManifestationPrise en charge
Spasticité sévèreRaideur involontaire, contractures douloureusesTraitements symptomatiques, kinésithérapie, positionnement
Dysphagie et fausse routeDifficulté à avaler, risque d’inhalationAlimentation adaptée voire entérale, orthophonie
Douleurs neuropathiquesDécharges électriques, sensations de ruissellement ou d’étauTraitements spécifiques avec le neurologue, soutien palliatif
Troubles cognitifsAttention, concentration, mémoire, ralentissementAdaptation de la communication, soutien de l’entourage
Troubles vésico-sphinctériensRétention ou incontinence urinaire et fécaleSuivi urologique, hygiène cutanée rigoureuse
Escarres liées à l’immobilitéRougeur puis atteinte des tissus profondsChangements de position réguliers, matelas adapté, surveillance quotidienne

Le stade avancé signifie-t-il que la fin de vie est proche ?

Non, pas nécessairement. Un handicap très sévère n’est pas la même chose qu’une fin de vie proche, même si les deux se ressemblent de l’extérieur. La démarche palliative, elle, ne réserve pas son intervention aux derniers jours : selon la Haute Autorité de Santé, elle peut débuter tôt, en accompagnement des soins actifs, pour organiser les symptômes complexes de façon coordonnée.

La confusion se comprend. Une personne qui ne marche plus, qui avale difficilement, dont la parole se fatigue, ressemble beaucoup, de l’extérieur, à une personne en fin de vie. Pourtant, ce niveau de dépendance peut se stabiliser et durer, parfois pendant des années, sans évolution vers un pronostic vital engagé.

La démarche palliative est une approche anticipée des situations complexes, centrée sur le confort et le respect des volontés de la personne, qui prend en compte les questions éthiques et l’accompagnement psychologique. Elle peut se mettre en place dans tous les lieux de vie : domicile, établissement médico-social ou de santé, selon la HAS.

Concrètement, à ce stade, l’approche palliative précoce ne consiste pas à arrêter les soins actifs : elle organise en parallèle la gestion de la douleur, de la spasticité, des sécrétions liées à la dysphagie, et le soutien psychologique de la personne comme de ses proches. Une équipe mobile de soins palliatifs peut intervenir à domicile, en EHPAD ou en établissement, en appui du médecin traitant et du neurologue, bien avant que la question de la fin de vie elle-même ne se pose.

Rester à domicile : SSIAD, HAD renforcée et leurs limites

Le maintien à domicile reste possible à ce stade, à condition de le renforcer. Le SSIAD assure les soins infirmiers courants sur prescription médicale, remboursés à 100 %, sans avance de frais. L’HAD, elle, apporte un niveau de soins proche de l’hôpital, pour une période limitée, notamment lors d’une décompensation ou d’une phase de soins palliatifs à domicile.

Le service de soins infirmiers à domicile assure les soins infirmiers, la toilette et la coordination des professionnels de santé, sur prescription médicale, y compris le week-end. Il s’adresse aux personnes de plus de 60 ans malades ou dépendantes, et aux adultes plus jeunes en situation de handicap ou de maladie chronique. Sa capacité d’intervention est limitée : mieux vaut anticiper la demande, une liste d’attente étant fréquente. Les conditions d’accès sont détaillées sur service-public.gouv.fr.

L’hospitalisation à domicile assure des soins de niveau hospitalier au domicile, avec une équipe pluridisciplinaire et une permanence infirmière en continu, sur prescription du médecin traitant ou d’un médecin hospitalier. Elle couvre notamment les pansements complexes, l’assistance respiratoire et les soins palliatifs, prise en charge à 80 %, ou à 100 % au titre de l’affection de longue durée. Elle reste par nature temporaire : à son terme, le relais se fait vers le SSIAD, ou vers une nouvelle hospitalisation si l’état se dégrade.

Pour une spasticité sévère, une dysphagie qui s’aggrave ou une escarre installée, l’HAD permet souvent d’éviter une hospitalisation classique, en gardant la personne dans son cadre de vie familier. Le bâtiment ne soigne pas. C’est l’équipe qui le fait.

Quel établissement quand le domicile ne suffit plus ?

Quatre structures accueillent ces situations, chacune pour un profil différent. L’EHPAD et l’USLD s’adressent surtout aux personnes de plus de 60 ans, l’USLD offrant une surveillance médicale renforcée, proche de ce qu’on attend d’une unité neurologique spécialisée. La MAS et le FAM accueillent des adultes en situation de handicap, souvent plus jeunes ; une place réservée à un patient jeune atteint de SEP, au sein même d’un EHPAD, reste rare.

L’EHPAD accueille des personnes âgées dépendantes, avec des soins quotidiens et un accompagnement global. L’USLD, unité de soins de longue durée, est une structure adossée à un hôpital pour les états qui exigent une surveillance médicale constante ; ses moyens médicaux sont supérieurs à ceux d’un EHPAD, et elle reste, dans l’offre courante, ce qui se rapproche le plus d’une unité neurologique dédiée pour ce niveau de dépendance.

Pour les adultes plus jeunes, deux structures existent. La MAS, maison d’accueil spécialisée, reçoit des adultes en grande dépendance nécessitant une surveillance médicale et des soins constants ; la contribution du résident est d’environ 20 euros par jour, le reste étant pris en charge par l’Assurance Maladie. Le FAM, foyer d’accueil médicalisé, accueille des adultes un peu moins dépendants qu’en MAS. L’orientation vers ces deux structures passe par une décision de la CDAPH, sur demande déposée à la MDPH.

Une personne de moins de 60 ans peut aussi entrer en EHPAD, à condition d’obtenir une dérogation d’âge auprès du conseil départemental. Certains établissements disposent en plus d’une unité dédiée aux personnes handicapées vieillissantes, mais l’offre reste dispersée sur le territoire : mieux vaut la chercher activement, plutôt que de la supposer disponible localement. En tant qu’IDEC, j’ai dû construire au cas par cas l’admission d’un résident bien plus jeune que la moyenne de l’établissement, faute d’unité dédiée à proximité : le dossier passait, mais l’organisation quotidienne se réinventait à chaque fois.

ÉtablissementPublic concernéSurveillance médicaleVoie d’admission
EHPADPersonnes âgées dépendantes, souvent plus de 60 ans (dérogation possible avant 60 ans)Soins quotidiens, médecin coordonnateurDossier d’admission, évaluation GIR
USLDPersonnes dont l’état exige une surveillance constanteRenforcée, structure adossée à un hôpitalSouvent après une hospitalisation
MASAdultes en grande dépendance, souvent plus jeunesSoins et surveillance constantsDécision CDAPH via la MDPH
FAMAdultes moins dépendants qu’en MASRégulière, soins et activités de vieDécision CDAPH via la MDPH

Directives anticipées et personne de confiance

Les directives anticipées, encadrées par la loi Claeys-Leonetti du 2 février 2016, permettent d’écrire à l’avance ses souhaits sur la poursuite, la limitation ou l’arrêt des traitements. Elles s’imposent au médecin lorsque la personne ne peut plus exprimer sa volonté. La personne de confiance, désignée par écrit, porte alors sa parole.

Les directives anticipées sont une déclaration écrite par laquelle une personne fixe à l’avance ses souhaits sur ses traitements de fin de vie. Elles s’imposent au médecin et n’ont pas de durée de validité limitée : elles peuvent être modifiées à tout moment.

Dans la sclérose en plaques avancée, ce cadre prend un relief particulier : les troubles cognitifs et les difficultés de communication décrits plus haut peuvent, avec le temps, rendre l’expression d’une volonté claire plus difficile à recueillir. Rédiger ses directives tôt, pendant que la parole et l’écrit restent accessibles, évite d’avoir à deviner plus tard ce qu’une personne aurait voulu.

Je ne suis pas médecin, et je ne peux recommander aucun traitement en particulier ; ce que je peux dire, en revanche, c’est qu’un document déjà écrit change concrètement la façon dont une famille traverse une décision urgente, avec moins d’hésitation et moins de désaccord entre proches.

Comment accompagner l’aidant sans le laisser s’épuiser ?

Les proches bénéficient d’un soutien psychologique et administratif, mais l’épuisement de l’aidant reste un risque concret à ce niveau de dépendance. Il ne prévient pas toujours. Les aides financières dépendent de l’âge de la personne malade : PCH et AAH via la MDPH avant 60 ans, APA après 60 ans, avec une majoration spécifique pour organiser du répit.

L’aidant principal, le plus souvent le conjoint ou un enfant, porte une charge qui s’alourdit avec chaque nouveau symptôme à gérer : la toilette, les transferts, la surveillance de la peau, les repas adaptés à la dysphagie. Les établissements et certains services à domicile proposent des groupes de parole et des entretiens individuels pour l’entourage.

Côté aides financières, le critère qui organise tout, c’est l’âge de la personne malade. Avant 60 ans, la PCH et l’AAH s’obtiennent via la MDPH, sur décision de la CDAPH. Après 60 ans, c’est l’APA qui s’applique, selon le niveau de dépendance et les ressources. La reconnaissance en affection de longue durée ouvre, elle, une prise en charge à 100 % des soins liés à la sclérose en plaques, hors dépassements d’honoraires.

Un levier spécifique existe pour l’aidant lui-même : la majoration de répit de l’APA, plafonnée à 583,52 euros par an en 2026, quand l’aidant est indispensable au maintien à domicile et que le plan d’aide ordinaire atteint son plafond. Elle finance de l’accueil de jour ou de nuit, un hébergement temporaire en établissement, ou un relais à domicile, le temps de souffler. Un réflexe utile : demander à l’assistant social de l’établissement ou du service à domicile d’aider à monter ces dossiers, avant que la fatigue ne rende la démarche elle-même difficile à entreprendre.

Faut-il rapatrier un proche atteint de SEP avancée vivant à l’étranger ?

Pas systématiquement : tout dépend de la qualité des soins disponibles sur place et de l’état de la personne au moment de la décision. Deux options se comparent honnêtement, rester avec des soins organisés localement, ou rapatrier, ce qui n’est jamais un geste anodin sur le plan médical à ce stade. La couverture de base ne prend pas en charge le rapatriement sanitaire, qui suppose une assurance complémentaire dédiée, à souscrire avant que la situation ne se dégrade.

Le certificat conditionne tout. Une personne au stade avancé, avec une dysphagie ou des troubles respiratoires, ne voyage pas comme un passager ordinaire : un certificat d’aptitude au transport, délivré par le médecin traitant ou le médecin référent, détermine le mode choisi, vol commercial avec accompagnement médical ou avion sanitaire équipé selon la gravité. Le matériel de positionnement, d’aspiration ou d’oxygène, s’il est nécessaire au quotidien, doit voyager avec la personne, pas seulement dans les bagages.

Rester à l’étranger suppose, de son côté, une organisation tout aussi précise. Pour un retraité résidant en Union européenne, en Espace économique européen, en Suisse ou au Royaume-Uni, le formulaire S1 ouvre les soins auprès de la sécurité sociale locale, selon sa législation ; la carte européenne d’assurance maladie couvre, elle, les séjours temporaires en France. Hors de cette zone, les frais de santé français ne suivent plus, sauf convention bilatérale, et l’adhésion à la Caisse des Français de l’étranger devient le filet de sécurité à examiner en priorité. Ces démarches, pays par pays, sont détaillées sur le site de l’Assurance Maladie.

Un point pratique, souvent oublié dans la précipitation : les directives anticipées rédigées en France gardent leur valeur d’expression des volontés à l’étranger. Faites-les connaître à l’équipe soignante locale et à la personne de confiance, dans une traduction si nécessaire, pour qu’elles soient réellement suivies le moment venu.

Questions fréquentes

La sclérose en plaques est-elle mortelle en elle-même ?

La sclérose en plaques est la première cause de handicap sévère non traumatique chez le jeune adulte, selon l’Inserm, mais elle n’entraîne pas directement le décès dans la majorité des cas. Ce sont les complications de la dépendance avancée, comme les fausses routes ou les infections, qui pèsent le plus sur le pronostic. Un stade sévère peut durer des années.

À partir de quel score EDSS parle-t-on de stade avancé ou terminal ?

L’échelle EDSS de Kurtzke va de 0 à 10. Un score de 7 correspond à l’usage permanent du fauteuil roulant, un score de 8 à un confinement au lit ou au fauteuil avec conservation de l’usage des bras. Le mot « terminal » décrit ce niveau de dépendance. Ce n’est pas une échéance de vie.

Qu’est-ce que la démarche palliative apporte, concrètement, à ce stade ?

Elle organise la prise en charge coordonnée de la douleur, de la spasticité et des symptômes respiratoires liés à la dysphagie, avec un soutien psychologique pour la personne et ses proches. Selon la HAS, elle peut débuter bien avant la phase de fin de vie, en complément des soins actifs, pas à leur place.

Quelle est la différence entre un SSIAD et une HAD ?

Le SSIAD assure les soins infirmiers courants au long cours, sur prescription médicale, pris en charge à 100 %. L’HAD apporte un niveau de soins proche de l’hôpital, avec une équipe pluridisciplinaire, pour une période limitée, en particulier lors d’une aggravation ou d’une phase de soins palliatifs. Elle relaie ensuite vers le SSIAD.

Une personne jeune atteinte de SEP peut-elle entrer en EHPAD ?

C’est possible avant 60 ans, avec une dérogation d’âge accordée par le conseil départemental. Les MAS et FAM restent toutefois davantage conçus pour les adultes en situation de handicap, souvent plus jeunes. Une unité EHPAD spécifiquement dédiée à ce profil reste rare et doit être recherchée activement.

Quelles aides existent pour un aidant qui s’épuise ?

La majoration de répit de l’APA, plafonnée à 583,52 euros par an en 2026, finance de l’accueil de jour ou de nuit, un hébergement temporaire ou un relais à domicile, quand l’aidant est indispensable et que le plan d’aide ordinaire est déjà atteint. L’assistant social de l’établissement ou du service à domicile aide à monter le dossier.

Le rapatriement sanitaire est-il toujours possible à ce stade ?

Sur le plan technique, oui, mais il se prépare comme un acte médical à part entière : certificat d’aptitude au transport, choix entre vol accompagné et avion sanitaire selon la gravité, matériel médical à transporter avec la personne. La couverture de base ne le prend pas en charge : une assurance complémentaire dédiée est nécessaire.

Sources officielles : Inserm, dossier « Sclérose en plaques (SEP) » ; Assurance Maladie, « Les symptômes, le diagnostic et les formes de la sclérose en plaques » ; Assurance Maladie, « Le traitement de la sclérose en plaques » ; Haute Autorité de Santé, « Prévention et traitement des escarres de l’adulte et du sujet âgé » ; Haute Autorité de Santé, « L’essentiel de la démarche palliative » ; Service-public.fr, « Hospitalisation à domicile (HAD) » ; Pour les personnes âgées, « L’aide au répit dans le cadre de l’APA ».

Cet article vous a-t-il été utile ?

Notez cet article afin de nous permettre d'améliorer nos contenus.